La direction générale de la Société d’exploitation du Transgabonais (SETRAG) a annoncé le paiement de la Prime annuelle aux résultats (PART) le 11 juillet 2025. Un engagement respecté, malgré une situation financière fragilisée, et une démonstration de résilience saluée par une majorité du personnel.

Malgré les secousses, les cheminots ont tenu la voie- et méritent chaque franc de leur Prime annuelle aux résultats. © D.R.

 

C’était une nouvelle attendue. Elle est confirmée. Dans une note de service adressée au personnel, Setrag a officialisé le versement, le 11 juillet prochain, de la Prime annuelle aux résultats (PART), pour un montant exceptionnel de 1 586 204 francs CFA par salarié. Un chiffre révélateur, à la fois de la performance des équipes et de la volonté de la direction de préserver un climat social apaisé, en dépit des contraintes budgétaires qui pèsent sur l’entreprise.

Cette année, la prime atteint un sommet historique. Depuis cinq ans, la PART suit une courbe ascendante : 700.000 francs par employé CFA en 2020, 1.100.000 francs CFA en 2021, 1.032.000 francs CFA en 2023, puis 1 457 000 FCFA en 2024. Ce nouveau palier confirme la fidélité de Setrag à sa politique de reconnaissance de l’effort collectif, même dans l’adversité intra syndicale.

Entreprise stratégique dans l’économie gabonaise, Setrag emploie aujourd’hui 1 747 agents, ce qui en fait l’un des plus grands employeurs du pays. Son modèle repose sur la rigueur, la transparence dans les relations sociales, et la récompense du mérite.

Fronde syndicale, réponse sereine et appel au discernement

Jeudi dernier, deux des douze syndicats que compte la société ont organisé un mouvement de contestation, tentant de remettre en cause la méthode de calcul et les conditions d’attribution de la prime, alors même qu’ils avaient pris part à la réunion habituelle de communication des méthodes de calcul et conditions d’attribution de cette prime. Le rassemblement, tenu en dehors de tout cadre réglementaire, viole les dispositions de l’article 3 du tronc commun des conventions collectives gabonaises, ainsi que de l’article 3.4 de la convention collective de Setrag.

L’initiative a suscité l’incompréhension et la réprobation des autres organisations syndicales, qui dénoncent des démarches « sans fondement », et pointent du doigt une possible instrumentalisation : «On est en droit de se demander si ces deux syndicats ne sont pas manipulés par des personnes tapies dans l’ombre», confie, sur un ton grave, un responsable syndical.

Face à la polémique, la direction générale de Setrag ne dévie pas de sa ligne. Ni vindicative, ni silencieuse, elle réaffirme calmement sa vision : un syndicalisme de proposition plutôt qu’un activisme permanent. L’entreprise rappelle que la méthode de calcul de la prime a été présentée, comme chaque année, de manière transparente, lors de réunions dédiées.

Envers le directeur général, un syndicaliste a tenu à adresser un message de soutien à la gouvernance actuelle : « Je tiens à féliciter le calme et la dextérité avec laquelle vous dirigez notre entreprise, malgré les multiples secousses et les torpillages incessants de certains qui cherchent depuis des années à vous déstabiliser. » Un autre acteur du dialogue social lance pour sa part un appel à la vigilance : « Je vous invite à être lucides, et à ne pas vous laisser emporter par des explications tronquées de représentants du personnel, qui, plutôt que de nous expliquer lors de l’assemblée générale la méthode de calcul de cette PART, se sont livrés à des invectives et contre-vérités. »

Dans un contexte national marqué par l’instabilité économique et sociale, la Setrag se distingue par sa constance dans l’engagement et le respect de ses obligations. La prime versée cette année constitue non seulement un levier de motivation pour ses collaborateurs, mais aussi un signal fort envoyé au tissu économique national : rigueur et reconnaissance ne sont pas incompatibles.

L’entreprise confirme ainsi son statut d’acteur citoyen, attaché au dialogue, à l’équité et à la performance durable. Et le 11 juillet, ce sont 1 747 cheminots qui pourront en témoigner, fiches de paie en main.

 
GR
 

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