Sacs plastiques à usage unique : le gouvernement réaffirme l’interdiction et apporte des précisions

Le Gabon a annoncé, le 23 juin dernier, l’interdiction formelle des sacs plastiques à usage unique. Alors que l’entrée en vigueur est fixée à septembre prochain, le ministère de l’Environnement, de l’Écologie et du Climat, a réaffirmé, ce lundi 21 juillet, cette interdiction, précisant les catégories de sacs plastiques à usage unique autorisées sur le territoire national.

Dès septembre 2025, fin des sacs plastiques à usage unique au Gabon. © D.R.
Pour une énième fois, le Gabon entend éradiquer les sacs plastiques à usages plastiques sur son territoire. Si les autres tentatives ont échoué, celle-ci semble se munir de toutes les garanties pour un aboutissement effectif et efficace. Ce lundi 21 juillet, le ministère de l’Environnement, de l’Écologie et du Climat a réaffirmé cette interdiction, tout en précisant les catégories de cette matière autorisées dans les usages sur le territoire national.
36 tonnes de sachets plastiques chaque jour à Libreville
Cette mesure constitue la dernière phase d’un retrait progressif amorcé depuis plusieurs années, visant à réduire la pollution plastique dans le pays. L’interdiction concerne particulièrement les sacs utilisés en sortie de caisse dans les grandes surfaces, qui sont actuellement responsables d’une collecte de près de 36 tonnes de sachets plastiques chaque jour à Libreville, indiquait le 23 juin le chef de ce département ministériel, Mays Mouissi.
Sauf que le communiqué de ce 21 juillet souligne que «cette interdiction s’étend également à l’abandon ou au rejet de ces sacs plastiques sur la voie publique, dans les eaux ou tout autre lieu non approprié».
S’appuyant sur l’article 6 de l’ordonnance n°0012/PR/2024, ratifiée par la Loi n° 009/2024, les sacs plastiques à usage médical et pharmaceutique, à usage industriel et agricole, destinés à la collecte des déchets, à usage alimentaires, ainsi que les cabas en plastique réutilisables sont autorisés.
Urgence environnementale
Publiant cette liste, le département en charge de l’Environnement et du climat «attire l’attention de tous sur les graves conséquences écologiques et sanitaires des déchets plastiques». Il invoque notamment l’obstruction des caniveaux, la pollution des cours d’eau, les menaces sur la biodiversité, les risques d’inondation, la présence de microplastiques dans la chaîne alimentaire avec des effets néfastes sur la santé humaine.
Le gouvernement invoque donc une urgence environnementale pour réaffirmer son engagement ferme tout en appelant à une mobilisation générale. «Les citoyens, les opérateurs économiques, les distributeurs, ainsi que les institutions publiques et privées sont invités à respecter scrupuleusement la réglementation en vigueur», a insisté le gouvernement.
Dans le cadre de la mise en œuvre de l’interdiction, des journées nationales de sensibilisation ont été programmées du 3 au 6 juillet 2025 pour informer les consommateurs et les acteurs économiques sur les alternatives durables. Parmi ces alternatives figurent des sacs réutilisables, des emballages biodégradables, ainsi que des solutions en tissu ou en papier.

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