Peu de temps après la nomination d’un ancien militaire à sa tête, le ministère des Transports a franchi une nouvelle étape dans sa transformation numérique en lançant officiellement, le lundi 25 août 2025, la production des cartes professionnelles pour ses agents. Cette initiative, portée par Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, s’inscrit dans une volonté affirmée de moderniser l’administration publique, de renforcer la sécurité des identifications et d’optimiser la gestion interne du département ministériel.

Un moment de l’édition des premières cartes devant le ministre Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, le 25 août 2025. © Com. gouvernementale

 

Au ministère des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, où l’on invoque une solution technologique sécurisée et interopérable, les agents auront désormais une carte professionnelle éditée via une application Web développée en partenariat avec l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (Aninf). Ce choix technologique vise à garantir la fiabilité et la sécurité du dispositif. «L’Aninf a mis en place tout le dispositif nécessaire pour pouvoir sécuriser cette application-là. Il s’agissait donc de s’assurer qu’elle ne soit pas attaquée depuis l’extérieur. C’est pour vous rassurer que toute la sécurité a été mise. Un cas d’interopérabilité a été mis en place aujourd’hui au sein de l’Aninf, pour permettre à plusieurs applications de pouvoir échanger des données et pouvoir les traiter plus rapidement», a expliqué Nina Flore Rezila Ompouma épse Aganga, directrice générale des Systèmes d’information.

Au-delà de la modernisation administrative, cette carte vise à lutter contre les cas d’usurpation d’identité et à renforcer la transparence dans l’exercice des missions ministérielles, souligne Louis Edrille Moutsinga Moundounga. «N’importe qui peut se présenter chez un opérateur au nom du ministère des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, mais avec la carte professionnelle, l’opérateur qui le reçoit peut effectivement vérifier qu’il est bel et bien agent de ce ministère», démontre le directeur central des Ressources humaines, estimant qu’il était temps de mettre en place cet outil de vérification du personnel.

Une avancée saluée par les responsables sectoriels

Le ministre des Transports réceptionnant officiellement une des premières cartes professionnelles. © Com. gouvernementale

Le colonel Jean-Baptiste Mayombo, directeur général de la Sécurité routière, indique quant à lui qu’il s’agit d’un retour aux fondamentaux. «Vous voyez que ça fait bientôt deux ans que nous sommes là. On a toujours parlé de la carte professionnelle, mais aujourd’hui, ça devient une réalité. C’est une initiative louable de notre ministre», se réjouit-il.

Le lancement de cette carte professionnelle est accueilli avec enthousiasme par les entités sous tutelle du ministère. D’autant que cette innovation marque un tournant dans la gestion des ressources humaines au sein du ministère des Transports. Celle-ci pourrait d’ailleurs inspirer d’autres départements ministériels à emboîter le pas vers une administration plus transparente, plus efficace et résolument tournée vers le numérique.

En attendant, au ministère des Transports, on précise que «cette solution est placée sous la supervision du Secrétariat Général, en collaboration avec la Direction Centrale des Ressources Humaines (DCRH), afin de renforcer l’efficacité administrative, d’améliorer la transparence dans la gestion du personnel et de contribuer à une administration plus moderne et plus fiable».

 
GR
 

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