Coopération militaire France-Gabon : le Tonnerre mouille à Owendo
Le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre, fleuron de la marine nationale française, a jeté l’ancre au port d’Owendo le 21 octobre 2025, marquant une étape significative dans la coopération militaire franco-gabonaise. Une cérémonie officielle s’est tenue à bord du bâtiment en présence de la présidente du Sénat de la Transition, de l’ambassadeur de France au Gabon, de membres du gouvernement gabonais et de chefs de missions diplomatiques et consulaires.

Le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre, fleuron de la marine nationale française, a jeté l’ancre au port d’Owendo le 21 octobre 2025, marquant une étape significative dans la coopération militaire franco-gabonaise. © GabonReview
Le port d’Owendo a accueilli, le 21 octobre, le porte-hélicoptères amphibie français Tonnerre. Cette escale dans les eaux de l’Estuaire s’inscrit dans le cadre de la mission Corinthe, déployée dans le golfe de Guinée pour lutter contre l’insécurité maritime. Avec 650 marins et soldats embarqués, le Tonnerre conduira l’exercice conjoint Essala 2025 avec les forces armées gabonaises, participera à un salon d’armement organisé par la Direction générale de l’armement française et renforcera l’architecture de Yaoundé, dispositif régional de sécurité maritime comprenant 26 centres dédiés.
Le commandant du groupe amphibie, le Capitaine de vaisseau Arnaud Bolelli, a souligné la portée opérationnelle de cette escale lors de la cérémonie d’accueil. « Notre escale s’inscrit dans le cadre de la coopération militaire entre la France et le Gabon. Pendant notre séjour parmi vous, les 650 marins et soldats embarqués à bord du Tonnerre vont s’entraîner avec les forces armées gabonaises et conduiront l’exercice conjoint Essala 2025 », a-t-il déclaré. Il a précisé que la mission Corinthe vise à apporter un soutien aux marines des États riverains et à l’architecture de Yaoundé « pour lutter contre l’insécurité maritime qui se matérialise par la pêche illicite, le narcotrafic et la piraterie notamment ».

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Le commandant a également annoncé la participation du Tonnerre à l’exercice Grand Africain de Nemo en novembre, considéré comme l’un des temps forts de la mission. Cette approche multilatérale témoigne de la volonté française de contribuer à une sécurité maritime collective dans le golfe de Guinée, au-delà des seuls intérêts bilatéraux.
L’ambassadeur de France au Gabon, Fabrice Mauriès, a insisté sur la dimension stratégique de cette escale pour les deux pays. « La présence du Tonnerre à Libreville illustre l’importance accordée par la France à la stabilité et à la sécurité dans le golfe de Guinée. Elle illustre également sa volonté de maintenir un haut niveau de partenariat militaire entre la France et le Gabon », a-t-il affirmé.
Au-delà de la dimension bilatérale, cette escale s’inscrit dans une logique régionale et européenne. L’ambassadeur Mauriès a souligné que « cette escale à Libreville est l’illustration de la volonté de la France et du Gabon de travailler avec les pays voisins du golfe de Guinée, ainsi que nos partenaires de l’Union européenne, particulièrement dans le cadre de l’architecture de Yaoundé ». Ce dispositif, comprenant 26 centres dédiés à la sécurité maritime répartis sur le plateau continental, constitue un mécanisme essentiel de coordination régionale face aux menaces maritimes transfrontalières.
Cette escale du Tonnerre à Owendo consolide un partenariat militaire structuré entre la France et le Gabon, tout en s’inscrivant dans une approche régionale de la sécurité maritime. Les exercices conjoints, le salon d’armement et les formations prévus durant le séjour du bâtiment constituent autant d’opportunités de renforcement des capacités opérationnelles gabonaises et d’approfondissement de la coopération bilatérale.













2 Commentaires
Je veux rappeler au Président Oligui Nguema que lors du dialogue National, les Gabonais ont demandé le départ de l’armée française du Gabon et de dénoncer les accords de coopération militaire.
Faire la sourde oreille a cette demande est un risque majeur que le peuple souverain n’acceptera pas.
Oligui doit comprendre que le principal reproche, l’impopularité et la défiance vis-à-vis de Omar Bongo et son fils Ali Bongo c’est leur proximité avec la France et d’ailleurs Omar Bongo a aussi aider Nicolas Sarkozy dans sa dernière campagne électorale en France ce qui lui vaut la prison aujourd’hui.
Bref nous ne voulons plus d’une quelconque coopération Militaire avec la France
Certains politicards (tous pays confondus) ont comme spécialité l’enfumage du cerveau de leurs concitoyens (le gros mensonge, la main sur le coeur tout en sachant qu’ils sont en train de mentir, bref). la suite? C’est au peuple de les croire ou pas, problème de conscience personnelle.