Former pour préserver : l’UOB lance la filière Forêt, Climat et Biodiversité
Avec près de 88 % de son territoire recouvert de forêts, le Gabon confirme son rôle de pilier dans la lutte contre le changement climatique. L’université Omar Bongo vient d’ouvrir une filière universitaire dédiée à la Forêt, au Climat et à la Biodiversité, un programme soutenu par la Banque mondiale visant à concilier préservation de l’environnement et développement économique.

À l’UOB, la forêt entre dans les amphithéatres. © GabonReview (montage)
Le Gabon demeure un acteur important de la régulation du climat mondial et de la préservation de la biodiversité avec près de 88 % de son territoire recouvert de forêts. C’est dans cette dynamique qu’a été lancée à l’université Omar Bongo (UOB), le 8 novembre 2025, la nouvelle filière universitaire Forêt, Climat, Biodiversité, destinée à former une génération d’experts capables d’accompagner les politiques publiques en matière de transition écologique.
L’initiative s’inscrit dans le cadre de l’assistance technique apportée par la Banque mondiale au gouvernement gabonais. Pour Erik Tjong, économiste à la Banque mondiale, l’objectif est clair : «Il s’agit de proposer des options et des politiques visant à équilibrer les différents objectifs du pays, y compris la préservation de l’environnement, mais aussi la création d’emplois». Ce programme ouvre la voie à des domaines stratégiques tels que les marchés du carbone, la fiscalité écologique ou encore les paiements pour services environnementaux.
Au-delà de la formation académique, cette filière traduit l’ambition de l’UOB de se positionner comme un pôle d’innovation au service du développement durable. «Le concept actuellement qui gouverne l’université Omar Bongo, c’est celui de l’université de troisième génération, fondée sur l’innovation. Et il y a des secteurs clés qui accompagnent le développement du pays, notamment l’environnement», explique Jean-François Owaye, vice-recteur de l’UOB.
En formant des étudiants à la compréhension des enjeux écologiques et économiques, cette filière répond aux besoins croissants d’expertise dans un pays qui mise sur la valorisation durable de ses ressources naturelles. Elle illustre aussi la volonté du Gabon de consolider sa place de leader africain dans la lutte contre le changement climatique, tout en soutenant la création d’emplois verts et la recherche scientifique au service du développement national.













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