Fin de l’épreuve : Harold Leckat retrouve l’air libre
Après une détention à Sans-Famille, le tristement célèbre pénitencier de Libreville, Harold Leckat, directeur de Gabon Media Time, a été libéré le 7 novembre 2025. Sans remettre en cause le travail de la justice, GabonReview s’est tenu solidaire de son confrère, rappelant avec constance l’importance du respect des droits fondamentaux et de la liberté d’informer dans un État de droit en construction.

En retrouvant la liberté, Harold Leckat rappelle à tous que l’État de droit se mesure à la manière dont il traite ceux qui questionnent. © GabonReview
Après dix-huit jours de détention, Harold Leckat, directeur de publication de Gabon Media Time, a été libéré le vendredi 7 novembre 2025. Son incarcération à la prison de Gros-Bouquet avait provoqué une onde de choc dans le monde des médias et suscité une mobilisation sans précédent au sein de la presse gabonaise.
Depuis le début de cette affaire, GabonReview s’est tenu aux côtés de son confrère, dénonçant une dérive politico-judiciaire inquiétante et une atteinte manifeste au Droit commercial. À travers plusieurs publications, notre rédaction a rappelé que la justice ne saurait être un instrument d’intimidation contre les voix critiques, encore moins un outil de règlement de comptes déguisé en procédure légale.
L’arrestation spectaculaire de Harold Leckat, sur le tarmac de l’aéroport Léon-Mba, son transfert à la DGR et ses conditions de détention jugées inhumaines ont indigné toute la corporation. Nombreux ont clairement souligné le caractère abusif d’une requalification pénale qui transformait un simple litige commercial en accusation de détournement de fonds publics – un dangereux précédent pour la liberté d’entreprendre comme pour celle de la presse.
Sa libération, intervenue après 18 jours d’épreuve, est un soulagement pour l’ensemble de la profession et un signal fort en faveur du respect des droits fondamentaux dans le pays. Elle rappelle que la solidarité entre médias reste la meilleure défense face aux tentatives d’intimidation.
«Cette affaire aura testé la solidité de l’État de droit et la résilience de la presse libre gabonaise», a commenté un diplomate européen en poste à Libreville
Thécia Nyomba (Stagiaire)













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