Journées scientifiques : les défis de la recherche au cœur des échanges
La commune d’Owendo accueille, depuis le 15 janvier 2026, la deuxième édition des Journées scientifiques du Département des sciences fondamentales de la Faculté de médecine. Jusqu’au 17 janvier, chercheurs et acteurs de la santé débattent des défis budgétaires et des besoins d’innovation, afin de définir de nouvelles stratégies de recherche capables de doter le pays des outils nécessaires à son développement scientifique.

Photo de famille à l’occasion de la deuxième édition des Journées scientifiques du Département des sciences fondamentales de la Faculté de médecine, le 16 janvier 2026 à Owendo. © GabonReview
La deuxième journée scientifique du Département des sciences fondamentales de la faculté de médecine se tient du 15 au 17 janvier 2026, à Owendo. Le vice-doyen de la Faculté de médecine du Gabon, le professeur Landry Missounga, insiste sur l’importance de cette rencontre : «L’objectif de ces journées est de définir les moyens dont devrait disposer le pays pour améliorer la recherche, qui pourrait ensuite profiter à toute la population sur le plan médical.»
Selon lui, la recherche translationnelle au Gabon se heurte à des ressources limitées. Ces journées scientifiques doivent donc servir de plateforme pour identifier des mécanismes capables de renforcer la recherche nationale.
Le Département des sciences biocliniques et fondamentales a présenté les résultats de ses recherches, qui alimenteront les discussions. Pour la professeure Marielle Bouyou Akotet, cheffe du Département des sciences fondamentales à l’USS, le constat est clair : «Le Gabon est un pays à ressources limitées. Les insuffisances en infrastructures et en financement compliquent la réalisation des travaux, qui doivent pourtant avoir une portée locale et internationale.»
Le thème retenu, «Défis et innovations en sciences fondamentales dans un contexte à ressources limitées», illustre cette volonté de transformer les contraintes en opportunités. La professeure Bouyou souligne que l’enjeu est d’impacter le système sanitaire, en intégrant à la fois la prise en charge des malades et la prévention des maladies. Les recherches menées localement doivent déboucher sur des recommandations nationales adaptées aux besoins de santé publique.
La population locale au centre de ces journées

Instantanés des journées .© Gabon Review
Au-delà de la recherche, l’événement intègre une dimension pédagogique. L’enseignante-chercheuse Samira Zoa explique : «Nous formons les enseignants que nous sommes, pour améliorer nos pratiques et l’usage du numérique.»
La journée du samedi 17 janvier sera entièrement consacrée aux communautés, avec des actions de sensibilisation et de dépistage des infections sexuellement transmissibles (VIH, hépatite), des campagnes de lutte anti-vectorielle et la distribution de moustiquaires imprégnées.
Pour les chercheurs, ces journées représentent une occasion unique de sortir de l’isolement des laboratoires. Elles sont perçues comme un espace d’échanges favorisant la confrontation des travaux, la création de synergies et le développement de collaborations. L’objectif ultime : renforcer la santé publique et consolider l’autonomie scientifique du Gabon.
Thécia Nyomba













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