Inflation, chômage, grand remplacement de Ceca-Gadis : le bilan noir de la transition selon l’opposition
Lors d’une déclaration lue, le 7 mars à Libreville, la Coalition pour la nouvelle République (CNR) et ses alliés ont mis l’accent sur le traitement ‘inhumain’ réservé aux plus vulnérables. Benoît Mouity Nzamba, le porte-parole de ce front de l’opposition a notamment pointé du doigt l’aggravation de la vie chère et les déboires du groupe Ceca-Gadis.

Les membres de la CNR et leurs alliés après la déclaration, le 7 mars 2026 à Libreville. © GabonReview
«L’inhumanité d’un pouvoir se mesure à la façon dont il traite les plus vulnérables de ses concitoyens. Sur ce critère, la transition a montré un visage particulièrement hideux», a lancé Benoît Mouity Nzamba, le président du Parti gabonais du progrès (PGP), lors d’une déclaration de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) et ses alliés, le 7 mars, à Libreville, consacrée à l’état de la nation après les événement du 30 août 2023. Occasion pour le cartel de l’opposition d’évoquer la vie chère, mais aussi la problématique du Groupe Ceca-Gadis, un fleuron national de la grande distribution qui battrait de l’aile à ce qu’il se dit.
Pour la CNR, la hausse des prix des produits de base, déjà préoccupante avant le coup d’État, s’est intensifiée, sans mesures efficaces de régulation. Le riz, le pain, les carburants et les produits de première nécessité ont vu leurs tarifs grimper, érodant le pouvoir d’achat des ménages populaires et moyens. «Une inflation qui peut se justifier par deux facteurs essentiels. Notamment, la faible production locale des produits de première nécessité et les taxes exorbitantes à l’importation», a expliqué Benoît Mouity Nzamba, notant que les promesses de contrôle des prix sont restées lettre morte, accentuant la précarité des abonnés.
Les fermetures des magasins du groupe Ceca-Gadis génèrent un chômage massif
Au cœur des critiques donc, le cas Ceca-Gadis, groupe commercial propriétaire des enseignes Cecado, CK2, Gaboprix, présent sur tout le territoire et jadis subventionné par l’État pour offrir des prix abordables aux ménages modestes.
La suppression de cette subvention, selon la coalition de l’opposition, a provoqué la fermeture massive de magasins à travers le pays. «Le coût porté au groupe Ceca-Gadis par la suppression de cette subvention, entraîne la fermeture de nombreux magasins à travers le pays, bien utile pour les consommateurs : Cecado, Gaboprix, CK2», a dénoncé la CNR, soulignant l’absence de régulation avant l’éventuelle mise en place de la Centrale d’achat.
Pour elle, les fermetures des magasins du groupe Ceca-Gadis génèrent un chômage massif et un «grand remplacement» du commerce de proximité, désormais aux mains exclusives des étrangers. «Une fermeture qui entraîne une double conséquence. Notamment, le chômage massif des abonnés et le grand remplacement qui va se traduire par l’exclusivité du commerce de proximité aux seules mains des étrangers», a averti Mouity Nzamba.
La CNR et ses alliés appellent, par ailleurs, à la vigilance face à la Centrale d’achat en gestation, où «l’État sera minoritaire au capital», et exigent des mesures concrètes pour protéger les Gabonais.
Pour sa déclaration, le nouveau cartel de l’opposition était composé des responsables des partis membres de la CNR et des alliés dont l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze d’Ensemble pour le Gabon (EPG) et Michel Ongoundou Loundah de REAGIR.













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