Parlement des jeunes, mortalité maternelle, développement durable : l’Assemblée nationale en mode onusien
Jeunesse, mortalité maternelle, développement durable : les grands chantiers sociaux du Gabon s’invitent dans les couloirs de l’Assemblée nationale. Le 10 avril, le président de la première Chambre du Parlement, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a reçu quatre diplomates des agences onusiennes en activité au Gabon, dans le prolongement d’une série d’audiences qui témoigne de l’intense activité diplomatique que connaît l’institution ces dernières semaines. Au menu : des propositions concrètes, dont la création d’un Parlement des jeunes, et un appel commun à des politiques publiques à la hauteur des défis.

Echanges entre Onanga M. Ndiaye et Sennen Hounton, le directeur régional de l’UNFPA. © D.R.
La première Chambre du Parlement gabonais enregistre ces dernières semaines une intense activité diplomatique. Après la visite des délégations de la Chine et de la Francophonie, le tour est revenu, le 10 avril, à quatre autres diplomates, en activité au Gabon, d’échanger avec le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye. Ces échanges, tenus dans une atmosphère de confiance mutuelle, visaient à consolider les liens entre le Parlement gabonais et les agences onusiennes, dans un contexte où les défis sociaux exigent une mobilisation collective.
Plaidoyer pour la création d’un Parlement des jeunes

Les audiences du président de l’Assemblée nationale. © D.R.
Au cœur des discussions, les préoccupations sociales, avec un focus sur la jeunesse, érigée en axe stratégique par les plus hautes autorités gabonaises. Les hôtes d’Onanga Ndiaye ont plaidé pour la création d’un Parlement des jeunes. Un outil qu’ils présentent comme «innovant» pour amplifier la voix de cette tranche démographique. «Nous souhaitons ardemment voir émerger un Parlement des jeunes au Gabon, qui renforcera la défense et la promotion des droits de la jeunesse», a déclaré Fatou Aminata Lo, non sans relever l’urgence de cette initiative. De même, les échanges ont permis d’identifier des pistes de solutions pour intégrer les jeunes dans les processus de prise de décisions, pour ainsi favoriser une gouvernance inclusive.
La mortalité maternelle a également occupé une place prépondérante. Les interlocuteurs ont partagé des analyses pointues et des données chiffrées sur les causes profondes. On évoque notamment des lacunes en infrastructures sanitaires et des disparités d’une région à une autre. Le Dr Marie-Reine Chirezi Farry a insisté que le fait qu’«ensemble, nous pouvons ouvrir la voie à des actions concertées pour un recul significatif de ce fléau, en misant sur des programmes adaptés et financés». Attentif, le président Onanga Ndiaye, a accueilli ces propositions comme un leitmotiv pour des politiques publiques renforcées, préfigurant des partenariats entre l’Assemblée et l’Unicef.
Pour un Parlement au service du développement durable et du bien-être des populations
Les perspectives de coopération élargie n’ont pas été éludées lors de ces audiences. Sur cette question, les diplomates et les responsables de Chambre ont évoqué l’exploration des modalités d’accompagnement des politiques publiques par les agences onusiennes. Ce qui fait que Sennen Hounton a invoqué un soutien renforcé au développement durable, où l’Assemblée nationale joue un rôle pivot de médiation entre acteurs nationaux et internationaux.
Fidèle à sa vision d’une institution ouverte et accessible, Michel Régis Onanga M. Ndiaye a réaffirmé son engagement pour un dialogue permanent. «Nous œuvrons pour un Parlement au service du développement durable et du bien-être des populations, via des échanges constructifs et permanents», a-t-il conclu.












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