La 10e édition du marché africain de l’énergie s’est achevée le 9 avril 2026 à Libreville, avec des recommandations structurantes pour accélérer la mise en œuvre du pacte énergétique national du Gabon, en lien avec ses ambitions de croissance et d’accès universel à l’énergie.

Clôture de la 10e édition du marché africain de l’énergie à Libreville, le 9 avril 2026. © GabonReview

 

Clap de fin pour la 10e édition du marché africain de l’énergie à Libreville. Durant deux jours, experts, partenaires techniques et financiers ainsi que décideurs publics ont planché sur les leviers permettant de concrétiser le pacte énergétique national, pilier du Programme national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030, en cohérence avec la Mission 300 de l’Union africaine.

Au terme des travaux en panels, plusieurs recommandations ont été formulées, avec un accent particulier sur la nécessité d’aller rapidement vers des résultats concrets. «Il est très important que nous puissions nous mettre d’abord sur les projets identifiés dans le pacte, qu’est-ce qu’on peut rapidement mettre en œuvre pour pouvoir avoir des résultats très rapides, mais qu’est-ce qui va nécessiter un peu de planification, un peu d’études techniques, un peu de programmation pour pouvoir mettre ces investissements-là vraiment en œuvre», a déclaré Nouridine Kane-Dia, représentant résident de la Banque africaine de développement (BAD).

Ces orientations constituent désormais une véritable feuille de route pour le Gabon. Leur mise en œuvre devrait permettre d’améliorer significativement l’accès à l’énergie tout en posant les bases d’un système plus fiable, inclusif et durable. «La vision est toute tracée, les projets identifiés. Nous avons clairement clarifié les budgets estimés. Maintenant, il faut programmer le système», a affirmé, lors de la clôture, Philippe Tonangoye, ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie.

Mise en service de la centrale hydroélectrique de Kinguélé à l’horizon 2027

Parmi les annonces essentielles, le gouvernement gabonais prévoit la mise en service de la centrale hydroélectrique de Kinguélé à l’horizon 2027, ainsi que le développement de centrales à gaz dans le sud de Libreville. Des investissements estimés à 2 milliards de francs CFA seront mobilisés sur une période de sept ans pour renforcer les infrastructures énergétiques du pays. «On a fait des prévisions de 2 milliards de francs CFA, d’investissements massifs à échelonner sur 7 ans pour permettre d’avoir le niveau minimum requis dans nos infrastructures. Je suis heureux que le pacte aujourd’hui ait pu nous confirmer ces hypothèses», a précisé le ministre.

La rencontre a également permis de présenter huit priorités stratégiques issues de la concertation avec les parties prenantes. Parmi celles-ci : le renforcement de l’offre énergétique à travers un mix diversifié, une meilleure coordination de la planification des investissements, ainsi que la priorisation et le séquençage des projets. Les experts ont en outre insisté sur la nécessité de renforcer la gouvernance du secteur, en clarifiant les rôles des acteurs et en améliorant les processus décisionnels. Le segment du transport de l’énergie, souvent relégué au second plan, a également été identifié comme un maillon essentiel à ne pas négliger.

Pour soutenir la mise en œuvre dudit pacte énergétique national, la Banque mondiale et la BAD ont réaffirmé leur engagement à accompagner financièrement le Gabon. Le pacte devrait entrer en vigueur dès juin 2026, après sa présentation officielle au Cap, en Afrique du Sud, à l’occasion de la Semaine africaine de l’énergie.

 
GR
 

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