La guerre contre la cherté de la vie entre dans sa phase opérationnelle. Le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, a effectué le 10 avril une visite de travail au siège de la Centrale d’achat du Gabon (CEAG), signal fort du lancement imminent des activités de cette structure créée pour endiguer la hausse des prix et alléger le quotidien des ménages gabonais.

Le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, coupant le ruban symbolique en présence du directeur général de la CEAG, Théophile Boutamba. © D.R.

 

Devant officiellement entrer en activité, le 1er avril 2026, la Centrale d’achat du Gabon (CEAG) a visiblement du retard à l’allumage. C’est certainement pour cette raison que le Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, s’est rendu, le 10 avril, au siège flambant neuf de cette entreprise pour une visite à caractère technique. Ce, en prélude du lancement des activités. Au-delà, le siège a été officiellement mis en service pour permettre à l’équipe, dirigée par Théophile Boutamba, d’anticiper sur les opérations à venir.

Détenue à 37% par l’État gabonais et à 63% par des opérateurs privés nationaux

Membres du gouvernement lors de la visite du siège de la CEAG. © D.R.

La visite du Vice-président du gouvernement «annonce le démarrage imminent des activités de la Centrale d’achats qui constitue une réponse concrète du gouvernement, sous l’impulsion du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour lutter efficacement contre la vie chère», peut-on lire sur la page Facebook de la CEAG. Installée dans un siège flambant neuf, la CEAG s’impose comme une structure fondamentale pour réguler le marché intérieur et promouvoir l’autonomie alimentaire du Gabon.

Société d’économie mixte créée par l’Etat gabonais, cette structure est détenue à 37% par l’État gabonais et à 63% par des opérateurs privés nationaux, avec un capital de 1 milliard de francs CFA. Son rôle principal est d’exercer un monopole exclusif sur l’importation d’une cinquantaine de produits de première nécessité. Elle doit ainsi centraliser les achats en volume pour stabiliser les prix et sécuriser l’approvisionnement. «Plus qu’un simple organe administratif, la CEAG entend devenir le trait d’union rigoureux entre les producteurs, les distributeurs et les ménages gabonais», indiquent des sources proches du dossier qui mettent, par ailleurs, l’accent sur la transparence via une plateforme numérique permettant de consulter les prix locaux en temps réel.

Protéger les citoyens, valoriser ses acteurs économiques et instaurer un climat commercial sain

L’instance veillera à la disponibilité constante des denrées essentielles tout en imposant un encadrement strict des prix, afin de freiner les dérives du secteur informel souvent source de spéculation et d’instabilité des prix. «Cette démarche vise notamment à élargir la base fiscale de l’État tout en soulageant le budget des ménages, durement éprouvés par la cherté de la vie», précise-t-on. Ceci, dans une logique d’assainissement des circuits commerciaux et de protection du consommateur.

Devant être opérationnelle dès le 1er avril 2026, la Centrale d’achat, au-delà des missions susmentionnées, doit mener des analyses comparatives des prix internationaux sur neuf catégories prioritaires, moderniser les réseaux de distribution pour réduire les coûts de transport et de stockage, anticiper les pénuries et assurer un approvisionnement régulier du marché. «En encourageant la production locale tout en encadrant les importations, cette institution s’impose comme un outil stratégique au service d’une économie plus robuste», affirment ses promoteurs. La visite d’Hermann Immongault traduit la volonté politique ferme de redonner du pouvoir d’achat aux Gabonais. L’initiative combat l’inflation artificielle et la spéculation. À travers la CEAG, le Gabon entend protéger ses citoyens, valoriser ses acteurs économiques et instaurer un climat commercial sain.

 

 
GR
 

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