Féminicide présumé à Libreville : une Gabonaise de 38 ans tuée par balle, son compagnon interpellé
À Libreville, la mort tragique de Cherone Vanessa Mbouie, 38 ans, ravive l’inquiétude autour des violences conjugales. Touchée par balle dans la nuit du mardi au mercredi, cette mère et entrepreneure succombe à ses blessures, tandis que son compagnon, principal suspect, livre une version contestée des faits.

Cherone Vanessa Mbouie aurait été tuée par son compagnon à la Cité Damas. © D.R.
Le drame s’est noué dans la nuit du mardi au mercredi à la Cité Damas, dans le 5ᵉ arrondissement de Libreville. Cherone Vanessa Mbouie, 38 ans, salariée et entrepreneure gabonaise, y a perdu la vie après avoir été atteinte par balle. Selon des informations rapportées par le quotidien L’Union, son compagnon, Hervé Ndong, est soupçonné d’être à l’origine du tir, bien qu’il conteste toute responsabilité.
D’après les premiers éléments de l’enquête, des détonations ont été entendues au domicile du couple, récemment installé dans le quartier. Peu après, Hervé Ndong conduit la victime à l’hôpital avant de regagner précipitamment leur habitation. À leur arrivée, les équipes médicales constatent un état critique et relèvent plusieurs hématomes sur le corps de la victime, soulevant de sérieuses interrogations. Rapidement, la piste criminelle est privilégiée.
Alertés, les officiers de police judiciaire procèdent à l’interpellation du suspect à son domicile. Placé en garde à vue, il livre une version jugée confuse. Il affirme avoir tenté de se suicider et soutient que sa compagne aurait été accidentellement touchée en cherchant à l’en empêcher. Une explication qui peine à convaincre, au regard des blessures constatées.
La famille dénonce une tentative de maquillage des faits
La famille de la défunte dénonce une tentative de maquillage des faits et exige que toute la lumière soit faite. Selon plusieurs témoignages concordants, Cherone Vanessa Mbouie subissait depuis un certain temps des violences physiques répétées. Elle aurait tenté à plusieurs reprises de mettre fin à la relation, mais se serait heurtée à des menaces persistantes.
Ce nouveau drame, assimilé à un féminicide, met une fois de plus en évidence la persistance des violences faites aux femmes. L’enquête se poursuit afin d’établir les circonstances exactes de cette tragédie et situer les responsabilités.












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