Centres d’accueil en péril : le gouvernement menace de fermer plusieurs structures pour mise en danger des enfants
À la suite de contrôles inopinés menés à Libreville et à Port-Gentil, le ministère des Affaires sociales a relevé de graves insuffisances dans plusieurs centres d’accueil pour enfants en difficulté sociale. Les structures concernées, quatre à ce jour, disposent d’un délai de six mois pour se conformer aux normes en vigueur, sous peine de fermeture. Les contrôles se poursuivent, assurent les autorités.

Le centre SOS Mwana à Belle-Vue I, compte parmi les quatre établissements directement concernés par les mesures. © D.R.
Le ministère des Affaires sociales, chargé de la Protection de l’Enfance et de la Femme, a annoncé avoir constaté «des manquements graves aux normes d’hygiène, de salubrité, de sécurité et d’encadrement» dans plusieurs centres d’accueil pour enfants vulnérables . Ces irrégularités ont été relevées lors de missions de contrôle effectuées le 18 février 2026 à Libreville, puis les 9 et 10 mars 2026 à Port-Gentil.
Selon le communiqué, ces défaillances exposent les pensionnaires à des conditions jugées incompatibles avec les exigences légales de protection de l’enfant. Elles constituent également une violation des dispositions du Code de l’Enfant, notamment son article 31, ainsi que du Code pénal gabonais en matière de mise en danger des mineurs.
Quatre centres sont directement concernés par ces mesures : Maison de l’Espérance (SODUCO), SOS Mwana (Belle Vue-I), Le Bon Samaritain (Kinguelé) et Loisir Révélation (Port-Gentil). Ils ont été formellement mis en demeure de se conformer aux normes en vigueur dans un délai de six mois à compter de la publication du communiqué. À défaut, le ministère procédera à leur fermeture, conformément à la réglementation en vigueur.
Des contrôles étendus à l’ensemble du territoire
Le ministère précise que les centres n’ayant pas encore été inspectés feront l’objet de prochaines missions de contrôle, sous la coordination de la Direction générale des Affaires sociales. Tous seront soumis aux mêmes exigences légales fixées par les textes réglementaires en vigueur.
Ces exigences concernent notamment la qualité des infrastructures, la sécurité des sites, l’accès aux services de base comme l’eau potable et l’électricité, ainsi que la présence de personnel qualifié en protection de l’enfance.
Des normes strictes pour encadrer l’accueil des enfants vulnérables
Parmi les critères requis figurent un environnement sécurisé et viabilisé, des installations adaptées (dortoirs, espaces d’étude et de jeux), des équipements essentiels (pharmacie, extincteurs, literie) et une accessibilité pour les enfants à mobilité réduite.
Le ministère souligne que cette liste n’est pas exhaustive et rappelle que l’ensemble des dispositions réglementaires doit être strictement respecté pour garantir la sécurité et le bien-être des enfants accueillis.
Par cette démarche, les autorités entendent renforcer le contrôle du dispositif d’accueil social et assurer une meilleure protection des mineurs en situation de vulnérabilité.












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