Le 1er mai 2026, Eritedge et Elyos entrent officiellement en scène. Issus du retrait d’Ernst & Young (EY) de neuf pays d’Afrique francophone subsaharienne, ces deux réseaux indépendants entendent prendre le relais en conjuguant standards internationaux et ancrage local, au service de la transformation durable des économies africaines.

Les quatre associés de Eritedge et Elyos lors de la soirée de présentation, le 24 avril 2026. © D.R.

 

Le retrait progressif d’Ernst & Young (EY) de neuf pays d’Afrique francophone subsaharienne redessine la cartographie du conseil et de l’audit sur le continent. De cette recomposition naissent, le 1er mai 2026, deux réseaux indépendants, Eritedge et Elyos, décidés à conjuguer standards internationaux et ancrage local pour accompagner durablement la transformation des économies africaines.

Les architectes d’Eritedge et d’Elyos, au seuil d’un nouveau chapitre. © D.R.

Plus qu’un simple changement d’enseigne, l’opération signe un tournant stratégique. Portées par des figures reconnues comme les tandems Erik Watremez et Christelle Bouyou pour Eritedge, Nicolas Chevrinais et Fatima Bangoura pour Elyos, les deux structures héritent de plus d’un demi-siècle de présence au Gabon et fédèrent près de 900 professionnels déployés dans neuf pays. Leur ambition assumée : faire de l’excellence africaine non plus une alternative, mais une référence.

«Il s’agit d’un choix stratégique construit dans la durée», explique Erik Watremez, évoquant une transition concertée de dix mois avec l’ancien réseau. L’enjeu : gagner en autonomie, en capacité de décision et en proximité avec les clients, sans concession sur l’exigence de qualité. «Cette transformation est une évolution naturelle, alignée avec notre volonté d’affirmer une identité africaine indépendante, plus agile et mieux adaptée à nos marchés», poursuit-il.

Deux marques, un écosystème intégré

Dans cette nouvelle configuration, Eritedge reprend le flambeau de l’audit et du conseil financier : certification des comptes, reporting, finance, gestion des risques. Sa mission tient en quelques mots : fiabiliser l’information, consolider la gouvernance et soutenir la performance durable des organisations.

Elyos, de son côté, fédère l’ensemble des métiers du conseil : stratégie, transformation, transactions, fiscalité, juridique, ressources humaines, paie, conformité, technologie et transformation digitale. «Nos clients bénéficient de la continuité des équipes, notamment au Gabon, avec une organisation plus agile et des décisions plus rapides», précise Nicolas Chevrinais.

Ensemble, les deux réseaux composent un écosystème intégré, adossé à un centre de services partagés qui mutualise expertises informatiques, formation et assurance qualité.

L’excellence africaine en étendard

Le contexte commande l’exigence. Les marchés africains se recomposent à grande vitesse, les entreprises s’internationalisent, les États accélèrent leurs réformes. Les clients attendent désormais des partenaires capables d’allier expertise pointue, agilité opérationnelle et vision stratégique de long terme.

C’est précisément le créneau revendiqué. «Notre ambition est d’accompagner durablement la transformation des organisations et de porter l’excellence africaine au plus haut niveau», insiste Erik Watremez, avec une vigilance particulière sur le maintien des standards au Gabon.

Avec Eritedge et Elyos, un chapitre s’ouvre pour les services professionnels en Afrique francophone, écrit par des acteurs du continent, pour le continent.

 
GR
 

0 commentaire

Soyez le premier à commenter.

Poster un commentaire