Diplomatie multilatérale d’un côté, souveraineté économique de l’autre. Le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga Ndiaye, a reçu coup sur coup, le 24 avril au Palais Léon Mba, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, Parfait Onanga-Anyanga, puis le président de la Convention des entreprises pétrolières autochtones du Gabon, Charles Tchen.

Le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga-Anyanga. © D.R.

 

Le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a reçu le 24 avril, au Palais Léon Mba, deux personnalités de premier plan. Successivement, il a devisé avec le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, Parfait Onanga-Anyanga, puis le président de la Convention des entreprises pétrolières autochtones du Gabon (Cepag), Charles Tchen. Les échanges étaient centrés sur le dialogue stratégique et du renforcement des partenariats.

«Les défis contemporains appellent des réponses concertées»

Michel Régis Onanga M. Ndiaye et Charles Tchen. © D.R.

La première audience, avec le chef du Bureau des Nations Unies auprès de l’Union africaine, s’inscrivait dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et institutionnels. Les discussions ont permis un tour d’horizon des axes de coopération entre le Gabon et le système des Nations Unies, ainsi que sur le rôle du pays dans la sous-région. «Le Gabon est un acteur clé en Afrique centrale. Notre présence ici traduit l’engagement des Nations Unies à accompagner durablement les efforts de stabilité, de gouvernance et de développement», a déclaré Parfait Onanga-Anyanga.

Au-delà de ce constat, le diplomate onusien a insisté sur la nécessité d’un dialogue renforcé avec les institutions nationales, notamment parlementaires. «Les défis contemporains appellent des réponses concertées. Le dialogue avec les Parlements est essentiel pour renforcer des politiques publiques efficaces et inclusives», a-t-il ajouté. Une approche partagée par Michel Régis Onanga M. Ndiaye, qui a relevé l’importance de la diplomatie parlementaire. «Notre entrevue illustre l’importance de la diplomatie parlementaire. Je saisis cette occasion pour dire que le Gabon demeure attaché à une coopération constructive avec les Nations Unies, au service de la paix et du progrès dans notre Sous-région», a déclaré le chef de Chambre.

«Permettre aux entreprises gabonaises de prendre toute leur place dans l’industrie pétrolière»

La seconde audience a déplacé le curseur vers les enjeux économiques, avec la montée en puissance des acteurs nationaux dans le secteur pétrolier. Face à Michel Régis Onanga M. Ndiaye, Charles Tchen a exposé les ambitions de la Cepag, une organisation créée en 2023 pour promouvoir un contenu local plus affirmé. «Notre objectif est clair : permettre aux entreprises gabonaises de prendre toute leur place dans l’industrie pétrolière. Cela passe non seulement par un meilleur accès aux marchés, mais aussi par un accompagnement adapté», a indiqué le président de la Cepag. À travers des initiatives de formation, de renforcement de la gouvernance et de préparation aux appels d’offres, l’organisation entend structurer un tissu entrepreneurial compétitif.

Dans cette dynamique, la Cepag mène également un plaidoyer actif pour faire évoluer le cadre réglementaire et faciliter l’accès des opérateurs nationaux aux permis d’exploitation. «Il ne suffit pas d’ouvrir les portes, encore faut-il que nos entreprises soient prêtes à répondre aux exigences du secteur», a dit Charles Tchen. Le président de l’Assemblée nationale a souligné sa convergence avec les priorités nationales. Pour Onanga Ndiaye, «le développement d’un tissu entrepreneurial national solide est essentiel pour renforcer notre souveraineté économique». De ce fait, a-t-il ajouté, «l’Assemblée nationale reste attentive aux différentes propositions pour atteindre cet objectif».

 
GR
 

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