‎La Cour d’appel judiciaire de Libreville a partiellement réformé, mardi 28 avril 2026, le jugement rendu en première instance contre le président des rites et traditions du Gabon, Junior Xavier Ndong-Ndong, en ordonnant sa mise en liberté provisoire et en réduisant sa peine de 12 à huit mois d’emprisonnement, assortie d’une amende revue à la baisse d’un million de francs CFA.

Junior Xavier Ndong-Ndong bénéficie d’une liberté provisoire depuis le mardi 28 avril 2026. © D.R.

 

La justice gabonaise a ordonné, le mardi 28 avril 2026, la mise en liberté provisoire  du président des rites et traditions du Gabon, Junior Xavier Ndong Ndong. Pour rappel, le 19 janvier 2026, il a été condamné par le Tribunal de Libreville à 12 mois d’emprisonnement et à une amende de deux millions de francs CFA pour «trouble à l’ordre public», le président des rites et traditions du Gabon a finalement vu sa peine ramenée à huit mois de prison et à un million de francs CFA d’amende. La juridiction d’appel a, dans le même temps, prononcé la main levée du mandat de dépôt, ouvrant ainsi la voie à sa remise en liberté, rapporte le quotidien l’Union ce mercredi 29 avril.

‎Cette décision intervient à la suite de l’appel interjeté par ses avocats, qui n’avaient cessé de dénoncer de nombreuses irrégularités dans la procédure ayant conduit à sa condamnation. Le conseil, composé notamment de Mes Hugues Boguikouma, Sosthène Myé Eyi, du cabinet Nkea, Achille Mba et Moumbembé, pointait aussi bien des vices de forme que de fond. Parmi les griefs soulevés figuraient la non-communication des éléments d’accusation, l’irrecevabilité d’une clé USB présentée comme pièce à conviction supposée contenir des extraits d’une conférence de presse ainsi que des réserves sur la régularité des procès-verbaux.

‎Les avocats de la défense avaient ainsi plaidé pour l’élargissement de leur client, estimant que les éléments constitutifs de l’infraction reprochée ne faisaient pas consensus. ‎Face à ces arguments, le ministère public était resté ferme, soutenant que les propos incriminés, jugés dirigés contre une communauté ethnique, étaient de nature à troubler l’ordre public. Il avait requis une peine de six mois d’emprisonnement, dont trois assortis de sursis.

‎En révisant la décision initiale et en accordant la liberté provisoire à l’intéressé, la Cour d’appel a ainsi atténué la sanction prononcée en première instance, tout en maintenant le principe de la culpabilité de Junior Xavier.

Thécia Nyomba 

 
GR
 

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