Féminicide à Libreville : une lycéenne de 19 ans tuée par son ex-compagnon sous les yeux de leur enfant
À Libreville, une lycéenne de 19 ans a été tuée dans la nuit du 26 avril 2026 par son ancien compagnon, père de son enfant. Sur fond de rupture et de menaces répétées, le drame s’est déroulé au domicile du suspect, en présence de leur fillette de deux ans. Le mis en cause, interpellé par la Police judiciaire, pourrait être poursuivi pour assassinat.

Esther Johanna Mouélé et son ex-petit ami. © L’Union
Un drame d’une rare gravité s’est produit dans la nuit du dimanche 26 avril 2026 au quartier Carrefour-Léon-Mba, à Libreville. Esther Johanna Mouélé, 19 ans, élève en classe de première au lycée Georges-Mabignath, a été mortellement agressée à l’arme blanche par son ancien compagnon, Paul Antoine Dany Condo Widah, 20 ans, avec qui elle avait un enfant.
Selon les informations rapportées par le quotidien L’Union, les faits s’inscrivent dans un contexte de rupture conflictuelle. La jeune femme avait récemment mis fin à leur relation, devenue difficile. Son ex-compagnon, qui supportait mal cette séparation, l’accusait d’infidélité et lui aurait adressé, dans les jours précédant le drame, des menaces de mort répétées.
Le soir des faits, il aurait invité la victime à son domicile. Elle s’y serait rendue en compagnie de leur fille âgée de deux ans, sans soupçonner le danger. Une dispute aurait éclaté après que le mis en cause a consulté le téléphone de la jeune femme. La situation a dégénéré, conduisant à une agression mortelle à l’arme blanche. La victime est décédée sur place. L’enfant du couple, présente dans le logement au moment des faits, n’aurait pas été physiquement blessée.
Après les faits, le suspect a pris la fuite avant d’être rapidement interpellé par les éléments de la Police judiciaire. Placé en garde à vue, il devrait être présenté dans les prochains jours devant le parquet de la République. Au regard des éléments connus, notamment les menaces antérieures, la qualification criminelle d’assassinat pourrait être envisagée par les autorités judiciaires. Ce drame relance la question des violences faites aux femmes et de la prise en compte des signaux d’alerte dans les situations de séparation conflictuelle.












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