Présenté devant l’Assemblée nationale, le 29 avril 2026, le projet de loi portant ratification de l’ordonnance créant la Gabonaise des Jeux a été défendu par le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba. Le texte vise, entre autres, à instaurer un monopole de l’État sur les jeux de hasard.

Adrien Nguema Mba défendant le texte, le 29 avril 2026. © D.R.

 

Le 29 avril, le ministre de l’Intérieur, Adrien Nguema Mba, a présenté devant l’Assemblée nationale le projet de loi visant à ratifier l’ordonnance portant création de la Gabonaise des Jeux, une nouvelle société d’État appelée à transformer en profondeur le secteur des jeux de hasard au Gabon. Face aux parlementaires, le membre du gouvernement a rappelé que ce texte s’inscrit dans une réforme plus large engagée par l’exécutif.  Notamment, «dans le secteur des jeux de hasard dont la finalité vise à consacrer le monopole de l’État dans ce secteur», a-t-il déclaré, soulignant l’ambition de renforcer le contrôle public sur une activité jugée stratégique.

Placée sous la tutelle technique du ministère de l’Intérieur, la future entité aura pour mission de mettre en œuvre la politique gouvernementale en matière de jeux de divertissement et d’argent. Au cœur du projet, la volonté de structurer et assainir un secteur longtemps marqué par des pratiques informelles. Le texte prévoit notamment « d’assurer l’exploitation et le contrôle du secteur des jeux», mais aussi «de réguler le secteur à travers une centralisation des fonctions d’exploitation, de supervision et de contrôle». Le gouvernement entend également «assurer une gestion transparente, cohérente et performante» et «renforcer la capacité de l’État à lutter contre les activités illégales et à sécuriser les recettes publiques».

La création de la Gabonaise des Jeux répond ainsi à plusieurs objectifs : améliorer la traçabilité des flux financiers, accroître les recettes publiques et doter l’État d’un opérateur disposant « de la personnalité juridique et de l’autonomie de gestion». Dans son exposé, Adrien Nguema Mba a insisté sur la dimension structurante de cette réforme, évoquant également «une mobilisation accrue des recettes publiques». Au-delà des aspects réglementaires, le gouvernement met en avant les retombées économiques attendues. Le projet contribue «à la structuration d’un écosystème économique générateur d’emplois», aussi bien dans l’exploitation que dans les fonctions de contrôle et de distribution. Avec cette réforme, les autorités gabonaises affichent leur volonté de reprendre la main sur un secteur à fort potentiel financier, tout en posant les bases d’une gouvernance plus rigoureuse et transparente.

 
GR
 

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