Eaux et Forêts : face aux députés, Maurice Ntossui Allogo défend un statut particulier pour les agents paramilitaires
Les membres de la Commission des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Défense nationale et de l’Intégration régionale de l’Assemblée nationale ont examiné, le 6 mai, le projet de loi portant ratification de l’ordonnance n°008/PR/2025 du 30 décembre 2025. Présidée par l’honorable Blaise Louembe, cette séance de travail a été marquée par l’audition du ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du conflit Homme-Faune, Maurice Ntossui Allogo, qui a défendu la nécessité d’un statut particulier pour les personnels paramilitaires de son département ministériel.

Le ministre des Eaux et Forêts, de l’Environnement, du Climat, chargé du conflit Homme-Faune, Maurice Ntossui Allogo, lors de l’audition avec les députés. © D.R.
Les députés de la Commission des Affaires étrangères ont examiné, le 6 mai, un projet de loi visant à ratifier une ordonnance de décembre 2025. Lors de cette séance présidée par Blaise Louembe, le ministre Maurice Ntossui Allogo a été entendu et a plaidé pour un statut spécial des personnels paramilitaires de son ministère.
«Donner aux personnels des moyens adaptés pour assurer efficacement la protection des écosystèmes et la sécurité des populations»
Au cœur des échanges figurait la volonté du gouvernement de moderniser le cadre juridique encadrant les agents des Eaux et Forêts afin de répondre aux défis croissants liés à la préservation des ressources naturelles. Face à l’intensification du braconnage, à l’exploitation forestière illégale, au trafic d’espèces protégées, ainsi qu’à la recrudescence des conflits entre les populations et la faune sauvage, l’exécutif estime indispensable de renforcer les capacités opérationnelles de ce corps stratégique. Le texte présenté vise ainsi à consolider le caractère paramilitaire des agents, tout en améliorant leur efficacité sur le terrain.
Devant les députés, Maurice Ntossui Allogo a souligné que cette réforme constitue une réponse adaptée aux réalités sécuritaires et environnementales actuelles. «Il est question de donner aux personnels des moyens adaptés pour assurer efficacement la protection des écosystèmes et la sécurité des populations», a-t-il déclaré. Le ministre a insisté sur la nécessité de doter les agents d’outils juridiques et opérationnels plus performants afin d’assurer une surveillance accrue des espaces forestiers et une meilleure protection de la biodiversité nationale.
Le nouveau dispositif permettra de corriger plusieurs insuffisances observées dans le système actuel

Des membres de la Commission des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Défense nationale et de l’Intégration régionale. © D.R.
Les parlementaires ont, pour leur part, mis l’accent sur la dimension humaine de cette réforme. Plusieurs élus ont plaidé pour un renforcement de la couverture sociale des agents exposés à des missions à haut risque, tandis que d’autres ont demandé des clarifications concernant l’intégration des écogardes de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), ainsi que les mécanismes de coopération avec les Forces de défense et de sécurité dans les zones sensibles. «La protection de notre patrimoine forestier doit aller de pair avec l’amélioration des conditions de travail des agents confrontés aux réalités du terrain et aux tensions liées au conflit Homme-Faune», a martelé indiqué un parlementaire.
À ces préoccupations, le ministre a assuré que le nouveau dispositif permettra de corriger plusieurs insuffisances observées dans le système actuel, notamment en matière de gestion des ressources humaines, d’intégration des personnels et de protection sociale. À l’issue des travaux, les députés ont unanimement reconnu le caractère stratégique de cette réforme, qui va renforcer les capacités d’intervention des personnels des Eaux et Forêts et garantir une meilleure préservation du patrimoine naturel gabonais.













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