Allégations sur les pensions des conjoints survivants : vers une plainte de la CNSS contre Aminata Ondo ?

Dans un communiqué de mise au point sur les pensions des conjoints survivants, la direction générale de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) s’est insurgée des propos tenus récemment par la présidente de l’Association contre le risque médical (ASCORIM) sur la question. Des propos qui, selon elle, semblent viser à «attirer les foules ou à semer le trouble», et qui «n’excluent pas des poursuites judiciaires».

Aminata Ondo (à droite), le 14 août 2025, aux abord du siège de la CNSS, à Libreville. © Capture d’écran
Nouvel écart de langage pour Aminata Brigitte Ndjomba épse Ondo. Et comme pour les précédents, ça ne passe toujours pas. Mais cette fois, sa nouvelle cible, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), a fait savoir dans un communiqué, jeudi 28 août 2025, que les propos de la présidente de l’Association contre le risque médical (ASCORIM) «n’excluent pas des poursuites judiciaires». Du moins «dans l’optique de prévenir de tels dérapages».
Pour rappel, le 14 août dernier, l’ancienne syndicaliste, candidate aux élections législatives et locales dans le 6e arrondissement de Libreville s’était à nouveau prononcée sur un sujet qu’elle ne semble pas maîtriser : celui des pensions versées aux conjoints survivants. «Cette dernière affirme, sans connaître les dispositions légales, que la pension de survivant peut être servie aux assurés en dehors de tout cadre légal et réglementaire», regrette l’administration dirigée par Olivier Rebienot Pellegrin, qui assure que Mme Ondo a tout faux. Aussi, rappelle-t-elle à l’intéressée et aux usagers que les articles 67, 79, 80, 81 et 82 du Code de sécurité sociale en République gabonaise définissent précisément les conditions d’éligibilité et les règles de calcul liés à la pension de survivant.
Appel à la vigilance face aux tentatives de manipulation
Pour la CNSS, il est clair que des propos, comme ceux tenus par la présidente d’ASCORIM, visent, soit à «attirer les foules», soit à «semer le trouble dans la tête des usagers». Face aux inquiétudes exprimées par certains assurés après les déclarations de Mme Ondo, la structure réaffirme son engagement envers la transparence et la rigueur administrative. Elle invite toute personne ayant des interrogations à prendre contact avec ses services pour obtenir des éclaircissements.
«La CNSS dispose des services compétents destinés à donner des informations fiables aux usagers qui en font la demande», fait savoir la direction générale, qui n’a pas confirmé le dépôt d’une plainte.

1 Commentaire
Quand on sait qu’on est loin d’offrir un service satisfaisant aux personnes qui ont pourtant cotisé, la moindre des choses est de faire profil bas, même face à des accusations que l’on juge peut-être injustes, mais qui sont nourries par la perte de confiance envers la CNSS. Cette méfiance découle directement de la gestion chaotique, égoïste et opportuniste menée sous les Bongo : des salaires mirobolants versés aux travailleurs dans une structure qui ne produit rien d’autre que la gestion inefficace de l’argent des cotisants. Vous vous prenez pour les pétroliers qui font sortir l’or noir du sol. La CNSS aurait dû être fermée depuis longtemps.
La Bible évoque cet ouvrier à qui l’on confie de l’argent et qui préfère l’enterrer au lieu de le faire fructifier. Vous avez fait pire : au lieu d’investir avec vision et de multiplier les fonds confiés par les travailleurs comme ailleurs, vous avez alourdi le budget en vous attribuant des salaires extravagants octroyés par les Bongo à leurs militants PDG et à leurs proches, embauchés au détriment de la sécurité des retraités et de leurs familles.
Alors, laissez cette femme tranquille. Nous la connaissons comme une voix engagée pour la défense des plus faibles. Oui, elle peut commettre des erreurs et des exces, mais ce n’est pas pour cela qu’il faut la traîner devant les tribunaux, surtout quand on compare avec les casseroles de la CNSS, censées servir les citoyens mais devenues un symbole de mauvaise gestion et d’injustice sociale. C’est la CNSS qui doit etre devant les tribunaux.