Attaché à un véhicule et traîné sur l’asphalte, un lycéen sort du coma et permet deux interpellations
Langue en partie sectionnée, des côtes fracturées, une mâchoire brisée, Caleb Sandjo, lycéen de 17 ans, a été plongé dans le coma pendant près d’un mois à la suite d’une violente agression survenue dans la nuit du 2 février au quartier Mamadou à Franceville. Il a finalement repris connaissance. Son témoignage a permis aux enquêteurs de la Police judiciaire d’interpeller deux suspects, tandis que cinq autres individus sont toujours activement recherchés.

Encore en soins, le jeune Caleb Marian Sandjo. © L’Union
Le 2 février dernier, dans le quartier Mamadou de Franceville, un adolescent de 17 ans, élève de troisième au Lycée international Célestin-Mayika, a failli perdre la vie dans des circonstances d’une violence inouïe. Seul un concours de chances extraordinaires lui aurait permis de survivre à cette nuit de cauchemar. C’est du moins ce que rapporte L’Union dans son édition du 7 mars 2026, qui a levé le voile sur une affaire aussi troublante que sordide.
Selon le quotidien national, l’agression aurait eu lieu aux alentours de 4 heures du matin. Le jeune Caleb Marian Sandjo aurait été pris en chasse par un groupe de sept individus dans des circonstances qui orientent d’emblée les enquêteurs vers la piste d’un règlement de comptes, hypothèse qu’ils examinent désormais avec la plus grande attention.
Le tableau clinique dressé par le journal est celui d’une brutalité rarement égalée. La victime présenterait plusieurs dents arrachées, une partie de la langue sectionnée, des côtes fracturées, une mâchoire brisée ainsi que de profondes plaies au front. Ses agresseurs présumés l’auraient en outre ligoté à un véhicule pour le traîner sur plusieurs mètres avant de l’abandonner sur place, le laissant pour mort dans l’obscurité du quartier.
C’est son père, parti à sa recherche dans cette même nuit d’angoisse, qui l’aurait retrouvé gisant sur le sol. L’adolescent a aussitôt été acheminé au Centre hospitalier universitaire Amissa Bongo, où les équipes médicales l’ont pris en charge en urgence. Son état, alors jugé critique, engageait sérieusement son pronostic vital.
Après près d’un mois d’hospitalisation, le jeune patient est finalement sorti du coma et amorce une convalescence encore fragile. Son témoignage a néanmoins fourni aux enquêteurs de l’antenne provinciale de la Police judiciaire des éléments décisifs pour identifier plusieurs des auteurs présumés de l’agression.
Deux suspects ont été interpellés le lundi 2 mars dans les quartiers Potos et Mamadou. Placés en garde à vue, ils devraient être prochainement déférés devant la justice. Les investigations se poursuivent pour retrouver les cinq autres individus encore en fuite, afin de faire toute la lumière sur une affaire qui a profondément ébranlé l’opinion publique francevilloise.
Thecia Nyomba













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