Banque mondiale : le Gabon décroche la présidence du Groupe Afrique II et mise sur Louise Pierrette Mvono
Le Gabon accède à la présidence du Groupe Afrique II au sein de la Banque mondiale, une position stratégique confiée à la ministre de la Planification, Louise Pierrette Mvono. Cette nomination, perçue comme une victoire diplomatique, consacre le choix d’un profil technocratique pour défendre les intérêts de 23 pays africains dans un contexte économique international tendu.

La ministre gabonaise Louise Pierrette Mvono préside désormais le Groupe Afrique II au sein de la Banque mondiale. © D.R.
Le Gabon prend les rênes du Groupe Afrique II à la Banque mondiale. Depuis ce jeudi 16 avril 2026, la ministre de la Planification et de la Prospective, Louise Pierrette Mvono, assure la présidence de ce groupe qui représente 23 pays membres, marquant une avancée notable pour la diplomatie gabonaise dans les instances financières internationales.
Cette prise de fonction, officialisée lors d’une cérémonie de passation, intervient à un moment jugé critique pour les économies africaines. La nouvelle présidente hérite d’un mandat placé sous le signe de la défense des intérêts des États membres face à la hausse des coûts de financement et aux répercussions persistantes des crises globales.
Une victoire diplomatique pour Libreville

Le moment de la passation de charges. © D.R.
L’accession du Gabon à ce poste stratégique est analysée comme un succès diplomatique significatif. En s’imposant au sein d’un groupe aussi influent de la Banque mondiale, le pays renforce sa visibilité et son poids dans les négociations internationales liées au financement du développement.
Ce positionnement permet également à Libreville de peser davantage dans les orientations des politiques de soutien aux économies africaines, notamment en matière d’accès aux financements concessionnels et de gestion de la dette.
Le choix assumé d’un profil technocratique

Les membres du gouvernement gabonais lors de la cérémonie. © D.R.
La désignation de Louise Pierrette Mvono illustre le choix d’un profil technocratique pour porter cette responsabilité. Chargée de la planification et de la prospective, la ministre est attendue sur sa capacité à articuler des réponses concrètes aux défis économiques et structurels des pays membres.
Elle succède à Ilyas Moussa Dawaleh, ministre djiboutien de l’Économie et des Finances, dans un contexte où la coordination entre institutions financières internationales devient un enjeu central.
Des priorités axées sur des résultats concrets
Dans ses premières déclarations, la nouvelle présidente a fixé des priorités claires : l’emploi des jeunes, le soutien accru aux petits États, l’action climatique, le renforcement du multilatéralisme et une meilleure coordination entre le FMI et la Banque mondiale.
Appuyée par le vice-gouverneur Thierry Minko, elle entend transformer cette présidence en levier d’action, avec l’objectif affiché de produire des résultats tangibles pour les pays membres.
Au-delà de l’enjeu symbolique, cette nomination place le Gabon au cœur des arbitrages économiques internationaux, avec la responsabilité de porter une voix africaine plus structurée et plus influente dans les débats sur le développement.













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