Les députés, élus aux dernières élections générales, vont bientôt entrer dans le vif du sujet. Avant la déclaration de politique générale du futur Premier ministre et l’examen des textes qui leur seront soumis, ils doivent élire le président de l’Assemblée nationale et le bureau qui travaillera avec lui. Tout est fin prêt pour ce vendredi 11 janvier 2019.

C’est un édifice à refaire qui attend les députés de la 13e législature dont le Pan et son bureau seront connus, ce 11 janvier 2019. © D.R.

 

C’est ce vendredi 11 janvier que les députés élisent le membres du directoire de l’Assemblée nationale dont le poste de président (Pan) est l’objet de bien de convoitises. Après le long mandat de la 12e législature où deux Pan se sont succédés, une nouvelle étape devrait s’ouvrir avec la 13e législature censée durer 5 ans. Pour l’élection de ce bureau, a rappelé le secrétaire général de l’Assemblée nationale, Brice Constant Paillat, «les dispositions du règlement prévoient qu’un bureau d’âge est mis en place». Il s’agit d’un bureau provisoire constitué du doyen d’âge, soit le plus âgé des députés non candidat à un poste au bureau, et assisté par deux secrétaires qui, contrairement à lui, sont les deux plus jeunes députés, eux-aussi non candidat à un poste au directoire de l’Assemblée nationale. «C’est ce bureau composé de trois personnes qui régulera les débats qu’on appelle session de plein droit», dit-il.

La session devait se tenir dans un contexte tendu avec le Syndicat du personnel de l’Assemblée nationale (Sypan) qui promettait un boycott mais selon Brice Constant Paillat, «tout est rentré dans l’ordre et la quiétude est revenue au palais Léon Mba». «C’étaient simplement des revendications d’ordre socioprofessionnelles qui ont pu être réglées avec l’appui des autorités compétentes dont Mme le président du Sénat et le gouvernement», a-t-il indiqué. Selon certains politistes, cette session de plein droit ouvrira sur l’avenir d’autant que la mise en place de la 13e législature s’accompagnera de la mise en place du prochain gouvernement voir d’un nouveau «corpus administratif». A en croire la politiste Chantal Midzie Abessolo, dans ses prérogatives, le bureau de l’Assemblée nationale a le pouvoir de nommer certains hauts cadres. «Donc ce n’est pas rien ce que nous allons vivre», a-t-elle exprimé.

En termes de représentation au sein du bureau, l’opposition, notamment le parti Les démocrates (LD) est sur de partager au moins une place de vice-président, de secrétaire voire de 2e questure avec le Parti démocratique gabonais (PDG). «On n’est plus dans la composition où il y a un ou deux élus. On a au moins deux forces majeures politiques qui constituent l’interface entre ces petits partis qui se retrouvaient très mal dans la 12e législature, et ce mammouth que constituait le PDG. Dans cette opposition on retrouve des personnes de carrure. Il y a 3 ou 4 voire 5 députés de l’ancienne législature qui reviennent et qui ont la particularité d’avoir occupé des fonctions au niveau du bureau. Peut-on faire sans cette ressource humaine ? Je pense notamment au questeur de la 12e législature qui revient mais pas du même côté de l’hémicycle. Le PDG donnera le la avec ses amis et alliés mais il devrait travailler au minimum avec des personnes qui ont la compétence», a estimé Chantal Midzie.

Afin de donner les dernières orientations pour élire le futur Pan, le secrétaire général du PDG recevra les élus de son bord avant la session, mais la question qui taraude bien d’esprits est celle de savoir qui sera le Pan ? Les spéculations vont bon train et des noms sont cités pêle-mêle parfois sans conviction mais les polistes estiment qu’il doit être une «personne de compromis» au regard des différentes sensibilités politiques qui composent la 13e législature. «Mais à cause aussi du fait que cette chambre va conduire à l’orée de la décennie de la femme, si le Parlement de la 12e législature a voté un texte où les femmes devraient être un peu plus nombreuses, c’est l’occasion de voir un peu si on peut s’essayer d’autant que la chambre voisine l’a fait avec brio depuis quelques années», a considéré Chantal Midzie. Dans tous les cas, la réponse sera connue ce vendredi 11. «On est au bout du tunnel et on va pouvoir vivre enfin l’épilogue de cette aventure faite de reports», conclue-t-elle.

 
 

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