Fondé il y a 25 ans, le Centre des libéraux réformateurs (CLR), parti de la majorité présidentielle, célèbrera son anniversaire le 14 septembre. Son président, Jean-Boniface Assélé, a fixé, le 3 septembre, les contours de cet événement à l’occasion duquel aura lieu un Congrès extraordinaire.

Le président et les membres du directoire du CLR lors de la conférence de presse du 3 septembre 2019 à Libreville. © Gabonreview

 

En prélude à la célébration des 25 ans d’existence du CLR, son président fondateur, Jean-Boniface Assélé, a réuni la presse, le 3 septembre à Libreville, pour annoncer les grandes lignes de cet événement. Le fondateur du CLR en a également profité pour faire le point sur un certain nombre de questions inhérentes à la vie de son parti.

Prévu pour le 14 septembre prochain, le 25e anniversaire du CLR s’articulera autour du thème «Le centrisme pour réformer et changer dans la continuité». Il vise à donner, selon les organisateurs, plus de places aux jeunes et aux femmes.  Jean-Boniface Assélé assure que la tenue d’un congrès extraordinaire et la révision des statuts, sont, entre autres, à l’ordre du jour. «Nous allons revoir les statuts pour répondre aux exigences d’aujourd’hui», a expliqué le président du CLR pour qui «nous ne pouvons pas vivre dans un pays où on n’a que des jeunes ou dans un pays où on n’a que des vieux». «Nous voulons le changement dans la continuité», a-t-il dit, précisant que son parti incarne «l’unité, le vivre-ensemble vrai».

Répondant aux interrogations sur la place du CLR dans l’échiquier politique, le leader du CLR s’est voulu on ne peut plus clair : «Je suis déçu, mais je n’irai pas à l’opposition. Nous n’irons pas à l’opposition parce qu’il n’y a pas d’opposition. Ce sont des gens qui sont aussi déçus que nous», a-t-il dit pour justifier sa posture actuelle. Mais lorsqu’on évoque la Majorité républicaine et sociale pour l’émergence dont il est signataire de la Charte, l’ancien ministre et commandant en chef de la Police national demande de voir du côté du Parti démocratique gabonais (PDG).  «Demander à Dodo (Eric Dodo Bounguendza, Secrétaire général du PDG, Ndlr). Le PDG est le leader de ce groupe», a-t-il sobrement déclaré.

Pour ce qui est de sa succession à la tête de sa formation, l’ancien patron de la police n’est pas encore prêt de raccrocher. «On ne  laisse pas le pouvoir n’importe comment et on ne le donne pas aussi n’importe comment», a-t-il expliqué avant d’ajouter : «je reste aux commandes jusqu’à la fin de ma vie».

Si le CLR a enregistré des démissions de certains de ses ténors, le leader du parti dit ne pas leur en tenir rigueur. «Nous sommes un parti politique. Nous travaillons pour le peuple. Ceux qui sont partis sont partis pour des raisons politiques. Ce sont mes enfants, je ne leur en veux pas», a-t-il clamé.

Jean-Boniface Assélé promet des surprises et des changements au terme de cette célébration dont le but est de redonner du souffle au CLR en perte de vitesse.

 
 

4 Commentaires

  1. ENDUNDU dit :

    Il a “raison” de jubiler ce ONTEINTE là, pour avoir obtenu, suite au bruit des casseroles qu’il es allé faire à la sablière, les siens et lui un pactole d’une trentaine de millions, et qu’il a fini par fermer sa gueule. Ah !!! quand l’argent lui manque, il fait du chantage au neveu Ali Bongo.

  2. Martine dit :

    «je reste aux commandes jusqu’à la fin de ma vie». Lol !!! Je ne le souhaite pas pour toi. Mais s’il arrivait que tu sois paralysé ou que tu aies une maladie incurable, tu resteras toujours aux commandes ? STUPIDITÉS… J’espère que tu ne souffriras JAMAIS d’Alzheimer. Pitié !

  3. moundounga dit :

    J’ai choisi:”Pour ce qui est de sa succession à la tête de sa formation, l’ancien patron de la police n’est pas encore prêt de raccrocher. «On ne laisse pas le pouvoir n’importe comment et on ne le donne pas aussi n’importe comment», a-t-il expliqué avant d’ajouter : «je reste aux commandes jusqu’à la fin de ma vie». Dieu n’est plus le seul a être immortel. Amen.

  4. Grégoire Ndong dit :

    Dieu merci qu’il ne sera jamais président du Gabon. On l’aurait eu jusqu’à 200 ans. A Ntare Nzame !!!

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