Estomaqués par le peu d’enclin du gouvernement à régler leur situation, les clients des logements sociaux de Bikélé ont décidé, le 2 mars à Libreville, de saisir le Sénat et l’Assemblée nationale.

Moment de l’assemblée générale du collectif des clients des logements sociaux de Bikélé, le 2 mars 2019 à Libreville. © Gabonreview

À l’issue de son assemblée générale tenue le 2 mars à Libreville, le collectif des clients des logements sociaux de Bikélé a décidé de mener une nouvelle offensive. Ils entendent saisir le Parlement dans les tout prochains jours, afin que celui-ci se penche sur leur situation.

«Dans notre démarche légaliste, nous allons interpeller les plus hautes autorités des deux chambres du Parlement. Car nous estimons que le rôle des députés et sénateurs est de défendre les intérêts des populations», a déclaré le président du collectif. «Aujourd’hui, il y a un problème qui se pose, des Gabonais ont acheté des maisons ou fait des réservations, mais rien ne bouge. On a utilisé l’argent du contribuable pour investir, mais les maisons sont dans les herbes et cela n’interpelle personne», a regretté Klaus Oleri.

Ces derniers sont d’autant plus motivés dans leur démarche, qu’ils ont été attristés de constater que la Loi de finances 2019 ne comporte aucune inscription budgétaire sur les logements sociaux. Tout comme dans sa Déclaration de politique générale à l’Assemblée nationale, le Premier ministre n’a fait aucune allusion aux logements sociaux. «Nous pensons que l’Assemblée nationale est en droit d’interpeller le ministre de l’Habitat pour qu’il s’explique sur le dossier Bikélé : les choses ne peuvent demeurer ainsi», a affirmé Klaus Oleri.

En attendant l’aboutissement de cette démarche, les acquéreurs et réservataires des logements sociaux de Bikélé ont réaffirmé leur intention d’occuper les maisons en l’état. «Nous avons engagé certaines actions pour occuper les maisons. Et au fur à mesure, les clients le feront en fonction de l’évolution de leurs maisons», a affirmé le président du collectif, qui n’en oublie pas moins ceux qui souhaitent se faire rembourser.

«Nous avons eu la présence de notre conseil qui a recueilli les informations pour ceux d’entre nous qui souhaitent se faire rembourser. Car certains ont débloqué 25-30 millions pour ces logements, mais éprouvent des difficultés à rentrer en possession de leur argent après le préjudice subi avec la non-livraison des maisons, cinq ans après le délai prévu par la Société nationale des logements sociaux», a déploré Klaus Oleri. Une affaire à laquelle le gouvernement serait bien inspiré de trouver une solution à même de satisfaire définitivement toutes les parties.

 
 

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