Le président du Réseau des organisations libres pour la bonne gouvernance (ROLBG), Georges Mpaga, exige la démission du procureur de la République Olivier N’Zahou pour détention arbitraire de la militante des droits humains, Marie-Claudette Ndagui.


Le ROLBG veut la tête d’Olivier N’Zahou. © Gabonactu

 

Georges Mpaga réclame la démission du procureur de la République, Olivier N’Zahou, pour atteinte à l’honneur de la profession. Dans une déclaration faite le 3 mars, il exige également la libération immédiate et sans condition de Marie-Claudette Ndagui.

Le président du ROLBG est indigné par les conditions de détention de cette militante de droits de l’Homme et du nombre de jours déjà passé à la prison centrale de Libreville, un mois et une semaine. Georges Mpaga demande au parquet de Libreville de se désolidariser du processus d’instrumentalisation de la justice dans lequel s’est lancé Olivier N’zahou.

«Le procureur de Libreville, Olivier N’Zahou, chaque jour multiplie les actes qui n’honorent pas la justice de notre pays, sans un moindre rappel à l’ordre du ministre d’État, ministre de la Justice, affirme-t-il.

«Pour une affaire d’injures publiques et atteinte à l’honneur du procureur de la République, Marie-Claudette Ndagui, sans l’assistance de son avocat, a subi un interrogatoire musclé de 33 procureurs du parquet de Libreville. Où est le principe de procès équitable ? s’indigne Georges Mpaga.

Par ailleurs, pourquoi «le domicile de Marie-Claudette Ndagui ainsi que son véhicule et le siège de l’ONG AGOS ont fait l’objet de perquisitions musclées. Où est le lien entre perquisition et injures publiques, si la flagrance du délit est établie directement par sa nature ?»

Si le magistrat était respectueux de sa profession, il n’aurait pas exigé «une somme aussi importante que soixante millions de francs CFA de dommages et intérêts». Sous d’autres cieux, argumente Georges Mpaga, «les gens de son rang auraient exigé un franc symbolique, car l’honneur et la dignité n’ont pas de prix». De même, lorsque le «Tribunal de Libreville accepte de condamner Madame Ndagui à lui verser dix millions, nous avons du mal à croire que le parquet ne se livre pas à une sorte de chasse à l’homme contre la personne de Madame Ndagui», s’inquiète le président du ROLBG.

Ce dernier allègue d’ailleurs que plusieurs personnes défendues par Marie-Claudette Ndagui, notamment Latifa et Tall, auraient recouvré la liberté, contre leur silence. «Tous ces faits témoignent du choix de la machine judiciaire aux ordres d’Olivier N’Zahou, de faire disparaître les preuves pour justifier une sentence arbitraire contre une dame qui fait tout pour aider l’État à être présent auprès des plus fragiles de notre pays».

 
 

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