Sollicité depuis le 29 octobre par les parents de Wally pour protester contre l’atonie de la justice sur l’affaire Wally, le gouverneur du Haut-Ogooué, Éloi Nzondo, a interdit la marche le 8 novembre, 24 heures avant sa tenue.

Le gouverneur du Haut-Ogooué ayant interdit la marche de protestation des parents de Wally à Franceville.© Facebook/Eloi Nzondo officiel

 

Le gouverneur du Haut-Ogooué, Eloi Nzondo, a sèchement interdit, le 8 novembre, l’organisation d’une marche de protestation sur l’affaire Wally à Franceville.

Initiée par les parents de la jeune fille de 15 ans violée par Alexis Ndouna et certains membres de la société civile, la marche visait à réclamer justice et à dénoncer les actes de pédophilie. À en croire Marcel Libama, membre de la société civile devant prendre part à la marche, celle-ci avait été annoncée aux services du gouvernorat deux semaines avant sa tenue.

24 heures avant le jour J, Eloi Nzondo a opposé un refus catégorique pour la tenue de cette marche. Le gouverneur a estimé, dans une correspondance destinée aux parents de Wally, que la marche «ne saurait être ni autorisée ni organisée par les soins du gouverneur dans la mesure où, l’affaire avait été déjà portée devant les tribunaux à Libreville et que le présumé coupable fait l’objet d’un mandat d’arrêt international».

S’il dit ne pas comprendre les raisons du refus, Marcel Libama voit dans la démarche d’Eloi Nzondo, la manifestation de la puissance du «Lobby pédophile sévissant au Gabon», a-t-il déploré avant s’interroger: «comment comprendre que le ministre de l’Intérieur ait autorisé la marche à Libreville et la refuser à Franceville. Comment comprendre que pour dénoncer les crimes rituels, les populations de Leconi aient pu marcher et qu’à Franceville les parents de Wally n’aient pas eu eux aussi l’autorisation de manifester à Franceville ?»

Pour l’acteur de la société civile, le refus s’explique par les faits que plusieurs «mains invisibles travaillent pour protéger Alexis Ndouna qui détient de relations dans les sphères politique, économique et même judiciaire», a-t-il regretté. Écoeuré par ce refus, Marcel Libama est perplexe sur l’attitude du gouverneur et du ministre de l’Interieur : «De quel côté se situent le gouverneur Eloi Nzondo et le ministre de l’Intérieur? Du côté des pédophiles ou du peuple et des victimes qui réclament la justice ?»

 
 

1 Commentaire

  1. Diogène dit :

    “A vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes.” JF Kennedy

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