Alors que l’affaire fait actuellement grand bruit sur les réseaux sociaux, grâce à la mobilisation de la société civile, le parti d’opposition Pour le changement (PLC) déplore le mutisme du gouvernement et celui du Parti démocratique gabonais (PDG), dont le principal accusé est un cadre. Il craint qu’Alexis Ndouna bénéficie de la protection du pouvoir en place.

Prompt à réagir à l’actualité, le PDG reste curieusement muet dans l’affaire Wally, impliquant un de ses cadres. © Gabonreview

 

Hormis quelques phrases attribuées ces dernières heures à Edgar Anicet Mboumbou Miyakou, le ministre d’État à la Justice, qui assure que dans l’«affaire Wally» la justice «suit librement son cours», le gouvernement ne s’est pas officiellement exprimé. Le PDG dont Alexis Ndouna, principal accusé dans cette affaire, est un des cadres n’a pas non plus jugé utile de se prononcer.

«Ce lourd silence, aussi bien du gouvernement que du Parti démocratique gabonais, maquille assez mal l’angélisme dangereux vis-à-vis de ce monsieur, et illustre l’impuissance, l’incapacité et la frilosité politique du gouvernement et de la justice à s’attaquer aux puissants lorsque ces derniers sont en délicatesse avec la loi», estime PLC, dont le Bureau exécutif a tenu une réunion, dimanche 20 octobre à son siège de Libreville.

Le jeune parti de l’opposition croit d’ailleurs savoir que «ce n’est pas la première affaire de viol ou d’agression sexuelle liée à ce cadre du PDG, qui curieusement reste silencieux alors qu’il est prompt à réagir pour tout et n’importe quoi». Aussi, la formation politique se demande-t-elle «de quelle garantie de représentation aurait pu bénéficier monsieur Ndouna, lorsqu’on sait la rigueur de la justice gabonaise face aux Gabonais démunis».

Prônant «une politique de tolérance zéro en matière d’agression sexuelle», PLC qui accuse le gouvernement de faire «l’impasse sur la réalité, et de se concentrer sur des poursuites superflues des opposants et membres de la société civile lorsqu’il ne s’attèle pas simplement aux règlements de comptes», met en garde Julien Nkoghe Bekale et son équipe sur le sentiment d’insécurité vécu par les populations.

Le Bureau exécutif présidé par Anges Kevin Nzigou invite notamment les autorités à œuvrer à ce que «les puissants du régime puissent enfin être jugés comme des citoyens ordinaires». «Il est urgent, prévient PLC, de rompre avec ce dogme de l’excuse de «puissance» qui génère chez les délinquants de la République l’immuable sentiment d’impunité».

 
 

4 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    Pourquoi s’en étonner ? PDG = P comme Pédophiles, D comme Du, G comme Gabon. PDG = PÉDOPHILES DU GABON.

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