Réagissant notamment au dernier article de Gabonreview sur les “entreprises vampires” dont il a servi, entre autres, d’exemple du fait du faramineux dommage-intérêt (65 milliards de francs CFA) que doit lui payer le Gabon, le Groupe Webcor a édité une mise au point à travers le communiqué suivant :

© Gabonreview/Shutterstock

 

Communiqué officiel du Groupe Webcor :

Mis en cause indirectement dans les colonnes du journal gabonais Gabon Review du 25 juin 2019, le Groupe Webcor souhaite apporter immédiatement et de la manière la plus ferme les clarifications suivantes :

1. Le Groupe Webcor s’insurge contre ces allégations mensongères et ces insinuations qu’il y aurait eu corruption par lui d’une quelconque autorité gabonaise. Il ne tolérera pas qu’on associe son nom au terme de corruption.

2. Le Groupe Webcor a remporté, le 21 juin 2018, après trois ans de procédure arbitrale internationale devant la Cour d’arbitrage de la Chambre de Commerce Internationale CCI de Paris, une victoire contre l’Etat gabonais, qui a pleinement participé à cette procédure et a été condamné du fait de ses manquements répétés et de la rupture abusive du contrat.

Rupture, comme il a été jugé par le Tribunal arbitral international, intervenue en violation de ses engagements contractuels et exclusivement imputable à l’Etat gabonais, condamné à verser en réparation au Groupe Webcor la somme d’environ 65 milliards de Francs CFA. Jamais clans le passé aucune allégation de corruption n’a été proférée par l’Etat gabonais, défendeur à la procédure, alors que cette procédure internationale a duré trois ans et que le contrat remonte à 2010.

Cette allégation de corruption est proférée pour la première fois et par voie de presse au moment de payer les condamnations prononcées dans la sentence CCI de juin 2018. Non seulement I’Etat n’a pas respecté ses engagements aux ternies du contrat mais il rechigne à présent à payer les condamnations prononcées par la CCI à son encontre.

Aussi, jamais dans cette procédure l’Etat gabonais n’a invoqué le caractère prétendument « léonin » du contrat, comme évoqué par les media aujourd’hui. Il s’agit d’un contrat très classique de Partenariat Public Privé PPP dans lequel l’Etat n’a pas déboursé un Franc CFA, et le Groupe Webcor a payé des montants très significatifs couvrant l’intégralité des travaux avant d’être éjecté sans ménagement par I’Etat qui, sans raison aucune, a privé sa population d’un Grand Marché de Libreville, comme cela a été tranché par le Tribunal arbitral CCI de Paris.

3. Le Groupe Webcor déplore vivement cette entreprise de désinformation et de calomnie et se réserve de demander entière réparation de son préjudice de réputation et de toute autre préjudice. Il fera punir devant toute juridiction compétente ceux qui chercheraient à associer son nom de près ou de loin à une corruption et de manière générale à porter atteinte à sa réputation.

WEBCOR GROUP

Le Conseil d’Administration

 
 

7 Commentaires

  1. Limatango dit :

    Ils se moque de qui ce petit blanc, si ce n’est de lui même.
    Bien sur qu’il y a eu corruption, il a même du payer d’avance pour avoir ce contrat, chose qu’il ne faut jamais faire.
    C’est de là que doit venir son attitude vindicative pour en demander 65 milliards au tribunal.
    Je soupçonne même que ce fourbe PDG de Webcor a corrompu le panel des juges dinitration. Rien d’inhabituel en Europe, les meilleurs à ce jeux étant les anglo-saxons et les israéliens, mais les français ne sont guerre loin derrière.
    Exemple en France l’affaire Tapie et ses 400 millions d’euros gagnés en arbitrage avec le caniche américain du FMI Christine Lagarde.
    C’est quand même bizarre que Webcor ne nous ait pas mis en avant les pièces du dossier. Pourquoi ? out simplement que sa posture ne tient pas la route, quel argent a-t-il mis ? moins de 50 millions!
    Comment expliquer passer d’un marché de 27 milliards à un dédommagement de 65 milliards, car sa véritable valeur due aurait du être d’environ 20% du marché soit la meilleure marge possible.
    La conclusion est simple, Webcor a corrompu pour avoir le marché et Webcor a corrompu pour gagner l’arbitrage.
    Toutes autres issues ne tiennent pas la route et seraient rejetées devant une vrai court de justice.
    Webcor = truands = corrupteurs = société de bandits.
    Passez le mot, les preuves sont là (Le marché public, la procédure en justice et pour finir la réplique de Webcor ci-dessus qui en fait crie haut et fort sa culpabilité)
    Dégage escroc, j’espère que tu vas durer pour toucher ton argent volé, l’arbitrage est faiblement prioritaire, prend ton ticket de caisse et reste en ligne!
    Webcor, c’est comme la prostituée qui se plaint d’avoir perdu sa virginité.

  2. Mobutu d’Elbève dit :

    Vous êtes vraiment des vampires, Webcor. Même si vous avez dépensé 10 milliards pour vos hôtels et votre remblais que je cherche même à voir à la Peyrie sans le trouver, vous pouvez demander le remboursement plus un bonus, genre 20 milliards. Mais 65 milliards, quand même ! Le pillage de l’Afrique c’est ça. Vous n’êtes que des rapaces. Si je dirigeais ce pays, je n’allais pas payer. Le Gabon doit déjà vendre le Pozzo di Borgo que tous ces charognards visent. Comment avez-vous obtenu un marché de 27 milliards dans un pays où vous êtes totalement inconnu si vous n’avez pas corrompu des fonctionnaires gabonais ? Ça va se savoir. Attendez-voir.

  3. Marius dit :

    Les Gabonais ont fait quoi au bon Dieu pour mériter un tel traitement. Aucune infrastructure mais le Gabon doit payer 60 milliards de Fcfa.

  4. Hortense dit :

    Au lieu de s’en prendre à la société Webcor, il faut sanctionner tous ceux qui ont fait capoter ce dossier. Il y va de l’intérêt supérieur de la Nation. Ne pas le faire, c’est encourager l’amateurisme dans la gestion de la chose publique.

  5. Nanette dit :

    Il est temps au Gabon d’ouvrir ce dossier Webcor pour savoir exactement les dessous de cette affaire. Qui a donné l’ordre de suspendre les travaux? Qui a initié le dossier tout en sachant que le dossier contenait les pièces contre les intérêts du Gabon et de ses populations? Les Gabonais ont l’obligation de connaître la vérité!

  6. Hortense dit :

    Nous n’avons que nos yeux pour pleurer. Si nous étions un peuple fier de son histoire, nous aurions exigé une enquête parlementaire sur cette affaire. Or, nous sommes là à pleurnicher. Oubliant que ces 65 milliards pouvaient servir à la construction de nos écoles. Vraiment les Gabonais, quel peuple maudit!!!

  7. Désiré Minko Mi Mbeng dit :

    Trop, c’est trop! Les Gabonais doivent se lever comme un seul Homme pour exiger les sanctions des auteurs de cet amateurisme. Nous devons le faire au nom de notre amour pour ce pays. Ainsi les dépositaires de l’autorité de l’Etat réfléchiront à deux reprises avant d’agir.

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