Affaire somme toute banale, le début d’incendie qui a failli réduire en centre les locaux du ministère des Affaires étrangères, à Batterie IV, le 15 février 2019, devrait attirer davantage l’attention des autorités quand à la sécurisation efficiente des édifices publics.

L’immeuble abritant les services du ministère des Affaires étrangères à Batterie IV. © D.R.

Dans la mi-journée du vendredi 15 février dernier, un début d’incendie s’est déclaré, au rez-de-chaussée, de l’immeuble abritant le ministère des Affaires étrangères. Derrière l’ascenseur, le tableau électrique central a pris feu avant que de bonnes volontés n’interviennent rapidement pour arrêter la source du feu.

Le personnel évacué et en attente de l’évolution de la situation, le 15 février 2019. © D.R.

 «Ce sont les agents de la Com (Service de la communication, Ndlr,) avec des extincteurs qui sont intervenus pour éteindre le feu. Sinon tout aurait brûlé», a expliqué un agent, ajoutant qu’il n’y a apparemment qu’un court-circuit pour expliquer ce début de feu dans le nouveau bâtiment du ministère des Affaires étrangères.

A ce qu’il semble, raconte le personnel, encore sous le choc, l’immeuble a au moins 15 ans d’âge. «Il a  été réhabilité pour nous accueillir. Mais il a beaucoup de malfaçons». Pis, il ne dispose d’aucun système de lutte contre les incendies, en dehors de quelques extincteurs. Certains bureaux n’ont plus de courant, et des raccordements alambiqués ont été faits pour pallier le problème au mépris de toutes les règles de sécurité. «Les eaux usées également  sortent des fosses et se répandent dans le quartier. Le terrain est gorgé d’eau», a indiqué un agent, en courroux.

S’il y a eu plus de peur que de mal cette fois-ci, l’immeuble a tout de même été évacué. Un épisode qui rappelle que les mêmes problèmes se posaient déjà à l’Hôtel des Affaires étrangères abandonné sur le Boulevard triomphal. Ce nouveau départ d’incendie devrait davantage attirer l’attention des gouvernants face aux dangers encourus si les dispositions ne sont pas prises pour les prévenir.

 
 

0 commentaire

Soyez le premier à commenter.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW