Les étudiants de l’Université Omar Bongo ont regagné les amphithéâtres ce 15 mars 2012, après un mouvement d’humeur déclenché à la veille pour exiger le paiement des bourses d’études.

À l’issue d’une discussion avec le Pr Pierre Nzinzi, recteur de l’université Omar Bongo Ondimba (UOB), et après le passage d’un groupe d’étudiants sur les antennes de la télévision gabonaise, la famille estudiantine de l’UOB s’est résolue à regagner les amphithéâtres.

«Les cours ont repris, les étudiants sont dans les amphithéâtres tandis que les forces anti-émeute poursuivent le maintien de l’ordre hors de l’université. C’est calme vous pouvez le constater de vous-même», a laissé entendre une étudiante en étude Ibérique.

«Nous réclamons le payement de nos allocations d’études qui devaient être positionnées depuis le 10 mars dernier, aujourd’hui nous sommes le 13 et il n’y a toujours rien dans nos comptes», a confié un étudiant en Master 1 de Géographie.

Le mouvement d’humeur de la veille avait cependant un mobile supplémentaire. «Pour corroborer les propos de mon condisciple, il s’agit aussi de la situation des étudiants qui sont frappés par la limite d’âge. Ceux-ci devaient voir leur situation réglée ce début de mois, précisément avant la date du 10 mars, mais jusqu’à l’heure rien n’est fait», a fustigé un autre étudiant de la même faculté.

Selon diverses sources concordantes, plus de 2 000 étudiants se seraient vu couper la bourse. Au début de l’année civile en cours, le gouvernement Paul Biyoghe Mba avait décidé de fermer l’université le 17 janvier 2012 et d’envoyer tous les étudiants en vacances jusqu’au 13 février, à la suite d’un mouvement d’humeur estudiantin marqué par des actes de violence devant le campus visant à réclamer le paiement des bourses et l’annulation des décisions gouvernementales limitant l’âge d’inscription en master II à 27 ans.

 
 

1 Commentaire

  1. Yves dit :

    C’est quand même bizarre qu’on n’explique jamais aux gens pourquoi les bourses ne sont pas payées. On vient juste dire aux gens que les étudiants sont suspendus ou recherchés par la police. Mais ceux qui leur bouffent la bourse seront recherchés par qui?

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