A la tête du ministère des droits Humains, de l’égalité des chances et des Gabonais de l’étranger, Alexandre Désiré Tapoyo a effectué une mission à Yaoundé au Cameroun à la fin de la semaine dernière, dans le cadre d’une tournée dite de prospection et de prise de contact avec la diaspora gabonaise, démarrée par la Côte d’Ivoire en mars dernier.

Le ministre Tapoyo s’adressant…
Le ministre Tapoyo s’adressant…

 

Etudiants et fonctionnaires nationaux et internationaux en poste au Cameroun étaient donc ses interlocuteurs, dans les locaux de l’Ambassade du Gabon dans ce pays, le samedi 19 juillet 2014. Si l’ambassadeur du Cameroun, SE Paul Patrick Biffot, s’est juste félicité de la nomination de ce compatriote à la tête du ministère nouvellement créé, c’est au porte-parole des étudiants, Dorland Mébalé, qu’est revenu la mission d’évoquer les problèmes et souhaits des Gabonais du Cameroun.

… aux Gabonais vivant au Cameroun. © Gabonreview
… aux Gabonais vivant au Cameroun. © Gabonreview

Celui-ci a évoqué entre autres, la nécessité de création d’une cellule d’information et d’accueil, avec des antennes à Libreville et à Yaoundé, sur les grandes écoles du Cameroun reconnues par le Gabon, l’extension de la CNAMGS à l’étranger et l’amélioration de leurs conditions de sécurité. «Nous citerons les difficultés relatives aux conventions signées entre notre pays et les écoles supérieures du Cameroun, notamment l’ESSTIC et l’IRIC, qui méritent d’être revues, car devenues surannées», a-t-il indiqué, évoquant enfin le problème du retard du paiement des bourses et l’intégration des étudiants gabonais après leur formation.

Pour Jean Pierre Mintsa en service à l’Asenac de Douala, l’Etat ne doit pas oublier que «quand un Gabonais est en service à l’étranger, il est en compétition avec les autres. Mais nous remarquons que notre pays ne nous facilite guère la tâche notamment dans la délivrance des passeports de services et diplomatiques et la suppression des allocations familiales de certains de nos enfants».

Gabonais de l’Etranger ou diaspora ?

Et Alexandre Tapoyo de souligner que les missions de son ministère n’empiètent pas sur celles des Affaires étrangères. «La question des droits de l’Homme se perfectionnant chaque jour, nous voulons exactement atteindre le stade où on ne parlera plus du non-respect des droits de personnes au Gabon», a-t-il indiqué. Quant au concept de l’égalité des chances, le vice-président du CLR a souligné qu’elles commencent dès la conception de l’homme et prend le jour de la mort. Un concept que le membre du gouvernement entend d’ailleurs faire respecter, peu importe les embûches.

Le ministre Gabonais souhaite changer la dénomination de son département ministériel. En remplaçant «Gabonais de l’Etranger» par «Diaspora». «Je suis à pied d’œuvre pour qu’un fond d’appui à concurrence de 3,5 milliards de FCFA soit mis à la disposition de la diaspora à travers des Conseils des Gabonais qui seront mis en place dans chaque pays où se trouve au moins dix compatriotes. Ce fond servira, à financer les micro-projets afin de lutter contre la précarité. Outre cela, un Haut Conseil des gabonais sera créé sur les six continents» a-t-il annoncé par la suite.

Entre autres projets déjà sur la table du gouvernement, celui portant modification du code électoral en vue de permettre l’élection des députés de la diaspora, la représentation du patronat au sein du Conseil économique et social de même qu’au niveau de la chambre de commerce et l’enseignement des questions liées aux droits humains dès le préscolaire, à l’Ecole nationale d’administration, dans les écoles de police etc.

Parmi les mesures les plus appréciées par les étudiants, on note l’organisation de tous les concours du Gabon à compter du mois de mai, en vue de donner plus de sens à l’égalité de chances de tous les Gabonais. «Une commission d’éthique et de la déontologie et les représentations diplomatiques, mises à contribution, seront chargées d’organiser les concours qui seront désormais ouverts également aux gabonais de l’étranger», a révélé Tapoyo.

«Vos paroles procurent de l’espoir et c’est rare de voir un homme politique s’exprimer comme vous l’avez fait», a déclaré Paulin Edou Edou, directeur général de l’OAPI. La veille de cette rencontre avec les Gabonais du Cameroun, Alexandre Désiré Tapoyo a eu des séances de travail avec ses homologues camerounais de la Justice, Laurent Esso et des Relations extérieures, Pierre Moukoko Mbondjo.

 

 
 

7 Commentaires

  1. owana wi mama dit :

    Chose due chose promise merci M. Alexandre Tapoyo.

  2. gabontchouooooo dit :

    On met en avant les micro projet à… l’étranger, on est incapable de régler d’abord les problèmes internes, c’est du blanchiment en perspective à but électoraliste, car la préoccupations première du PDG et ses alliés, n’a jamais été et ne sera jamais d’améliorer le bien être des populations.

  3. Allien003 dit :

    On a une compatriote du nom d’Agnès Ango Nfene qui demande assistance en Indonésie depuis des années. Elle est bloquée là-abs sans assistance, dans la misère totale. Sans compter les gabonais qui crèvent comme des chiens à l’étranger, sans assistance consulaire. J’espère qu’avec vous tout ça changera. Mais je doute fort de la portée de vos ambitions à l’approche de 2016.

  4. L'ogooué tarie dit :

    Continues la mission du CLR dans la majorité, cher aîné. Recensés toujours les potentiels électeurs pour 2016. Et continues a nous faire croire que c’est toujours pour aider les gabonais de l’étranger. Aider d’abord ceux de la maison avant d’aller chercher plus loin.

  5. Maboule-Stop dit :

    Payez d’abord les bourses des pauvres étudiants de l’étranger comme ceux qui galèrent chaque année au Brésil et ailleurs. Pour qu’ils aient leurs bourses régulièrement c’est tout une bataille. Les pauvres s’endettent à chaque fois et dès que la bourse arrive 5 mois plus tard, il faut d’abord rembourser ses dettes. Vous et votre émergence des grands projets qui commencent mais ne voient jamais le jour. La vérité sur cette affaire c’est que vous voulez attirer les jeunes de la diaspora dans le sérail Pdgiste et franc_maçonnique et vous voulez fliquer les gens. De toute façon on a l’habitude de voir votre argent être partagé entre jeunes Pdgistes de l’étranger.ça va encore être une vraie mafia cette histoire, comme d’habitude.

    Oui, il paraît qu’on a une compatriote (Ango Agnès) qui galère en Indonésie depuis un moment, aucun consulat ne lui répond ou alors ça doit encore être des réponses pas du tout professionnelles du genre “qu’est-ce qu’elle allée chercher là-bas?”. Je crois qu’ai lieu de distribuer de l’argent aux petits Pdgistes de l’étranger, votre ministère gagnerait à s’intéresser à ce genre de cas. Nous ne sommes pas des dizaines de millions de gabonais pour que ça vous paraisse aussi lourd à gérer.

  6. NYINGONE LIONEL dit :

    Très belle initiative cette égalité des chances moyennant finance ; se serait un grand soulagement pour tout ceux qui font des études et qui doivent se subventionner au quotidien afin d’assuré de bonne conditions pour préparé l’avenir .
    Mais il faudrait élargir le champ d’action car à l’ étranger c’est d’abord hors d’Afrique où des Africains sont dans des situations très inquiétante qui ont rarement l’opportunité d’opinion sur rue . Sur se j’ attire votre attention à se sujet à l’avenir pour prendre soins de tous sans que personne ne soit oublier , délaissé seul a errent comme un être sans patrie .

  7. DIKOKA dit :

    TOPOYOOOO garde l argent pour toi ooooo

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