Le 16 octobre, Ali Bongo fêtera ses 10 ans en tant que président de la République gabonaise. Entre promesses non tenues et affaiblissement de ses capacités après son AVC, il s’accroche. Il estime que ses plus belles réussites sont à venir.

Ali Bongo, le 5 octobre 2019, à Nzeng-Ayong (Libreville). © D.R.

 

Le 3 septembre 2009, à l’issue du contentieux électoral, Ali Bongo avait été déclaré vainqueur de la présidentielle anticipée. Le 16 octobre, sa prestation de serment fera de lui le troisième président de la République gabonaise.

Promettant monts et merveilles aux populations gabonaises avec son ambitieux Plan stratégique Gabon émergent (PSGE), il voulait transformer le Gabon en une génération. La consolidation de l’État de droit, la diversification de l’économie, la lutte contre la corruption et la pauvreté, la construction des infrastructures sociales (les hôpitaux, les logements, les écoles, les routes, etc.) étaient brandies comme le socle de la rampe de lancement du “Gabon émergent”.

Malgré l’échec de son pari, il obtiendra en 2016 un deuxième mandat, en promettant les mêmes rêves. Deux ans plus tard, affaibli par un Accident vasculaire cérébral (AVC), Ali Bongo se dit «toujours aussi déterminé à conduire notre pays».

Dans un encart publicitaire paru dans L’Union, à quelques jours de la célébration de son dixième anniversaire au pouvoir, Ali Bongo assure que son devoir est de conduire le Gabon «sur la voie du changement économique et de le faire entrer de plein pieds dans le 21e siècle». Il appelle ses collaborateurs au travail et indique que «l’heure est au pragmatisme».

Pourtant les assurances de l’homme du 16 octobre ne peuvent effacer le bilan calamiteux de ses dix années à la tête du pays. Si l’on ne considère que le secteur de l’Éducation, le fiasco est sidérant. Pour faire court, aucune école n’a été construite.

S’il avait fixé la concrétisation des objectifs du PSGE à l’horizon 2025, à 7 ans de cette échéance et à 4 ans de la prochaine présidentielle au Gabon, il affirme que «nos plus belles réussites sont devant nous. C’est ensemble que nous construisons l’avenir». Si les dix premières années ont plongé le pays dans la désespérance, les plus belles années sont sans doute derrière nous, tant l’horizon est serti d’une nuée d’incertitudes. Qui vivra verra !

 
 

3 Commentaires

  1. Hô Chi Minh' dit :

    Si ça vient vraiment de lui car à l’oeil nu il devrait avoir des sursauts de conscience si c’est le cas contraire ,alors nous avons une copie de “Bébé Doc, instruction sommaire ,personne en permanence sous influence à ce niveau on porte le titre de roi fainéant.Maintenant qu’il a perdu une partie de ses cinq sens à chacun de déduire.

  2. Akewa dit :

    Pardon mais quand on est hémiplégique côté droit on ne peut plus lever les bras au ciel comme dans la vidéo. Le bras et la jambe côté droit sont comme un membre inerte, mort. À bon entendeur salut.

  3. Julien N'goua dit :

    Pour moi, il demeure toujours un sosie qui est payé pour faire ce boulot. Mais à combien ? Des dépenses inutiles, tout simplement parce que Fargeon, Sylvia Bongo et leur bande des autres français (Rougier – Bolloré – Total – Quai d’Orsay – etc…) veulent s’accrocher au pouvoir, ou plutôt qu’il y ait toujours un larbin à leur disposition. Nous ne sommes pas des imbéciles pour ne pas comprendre votre SALE JEU. BANDE DE VOYOUS !!!

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW