Dix ans après son arrivée à la tête du pays, Ali Bongo compte déjà autant de chefs de gouvernement que son prédécesseur Omar Bongo en 41 ans et demi. Une preuve de l’instabilité de son pouvoir, selon ses opposants. Dans une interview, mercredi, à L’Union, l’intéressé assure qu’il n’en est rien. Il testerait encore les capitaines de son équipe parfaite.

Par ordre, les 5 Premiers ministres des 10 ans d’Ali Bongo au pouvoir. © Gabonreview

 

Alors même qu’il n’est pas encore parvenu à la moitié du temps passé par son père à la tête du pays, Ali Bongo est bien parti pour battre le record de son prédécesseur en termes de nombre de chefs de gouvernement. En 10 ans de pouvoir, le président de la République compte déjà autant de Premiers ministres qu’Omar Bongo en 41 ans et demi (5 à ce jour). Pour ses détracteurs, cette accumulation donne la preuve du caractère précaire de son pouvoir.

Dans une interview, le 18 juin dernier, à l’hebdomadaire La Loupe, Alexandre Barro Chambrier n’avait pas manqué de relever le risque qu’encourt le Gabon du fait de la récurrence du changement des personnes à la tête du gouvernement. «Tout cela plonge le pays dans une grave instabilité», s’était inquiété le président du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM).

Près de quatre mois après les craintes exprimées par l’opposant, qui lui-même a été ministre du Pétrole de 2011 à 2012, Ali Bongo semble lui répondre dans son entretien avec nos confrères du quotidien L’Union, ce mercredi 16 octobre. Sur le sujet, le président de la République reconnaît que jusque-là, il avait été contraint de procéder à «plusieurs essais», dit-il, «pour trouver la meilleure configuration».

«Ce qui compte pour moi, ce sont les résultats concrets. Pas la stabilité gouvernementale. Les Gabonais doivent ressentir concrètement dans leur quotidien les effets des réformes. Les membres du gouvernement doivent être évalués et jugés à l’aide de la feuille de route et des objectifs qui leur ont été assignés pour conserver leur place au sein du gouvernement de la République», se justifie-t-il.

Par ordre, les 5 ministres d’Ali Bongo depuis 2009

Paul Biyoghe Mba (17 juillet 2009-27 février 2012) ; Raymond Ndong Sima (27 février 2012-25 janvier 2014) ; Daniel Ona Ondo (25 janvier 2014-29 septembre 2016) ; Emmanuel Issoze Ngondet (29 septembre 2016-12 janvier 2019) ; Julien Nkoghe Bekale (depuis le 12 janvier 2019).

 
 

6 Commentaires

  1. moundounga dit :

    Bjr. Quid de la stabilité gouvernementale et de la conservation de la place au gouvernement le chinois appréciera. Amen.

  2. Assolouoe Endjamba de Okondja dit :

    Le futur premier ministre s’appelle Bongo Ondimba Fredreic…

  3. Gayo dit :

    Même les jeux de chaises musicales qui qui ont fait “bouder et bouger” Engadji Ali le médiocre n’a pas conscience que cette instabilité pourte atteinte au bon déroulement des projets et réformes de l’état, dans un pays où la continuité de l’état est un vain mot.

  4. Gayo dit :

    Ibubu tu vas faire tes essais jusqu’à l’infini parceque ton incompetence et ta médiocrité te rendent incapable de reconnaitre la competence et les bonnes qualités d’un homme. Ton maboulisme te fait préférer les adeptes des atalakous et du Kounabelisme. Celui qui te dis que tu te trompes devient un adversaire alors que tu es un aveugle qui a besoin d’être guidé.

  5. Lewaï dit :

    Tchuo 10 ans à tester les combinaisons alors que le mandat c’est 7 ans? Médiocrité, amateurisme, incompétences quand vous joignez à sa cupidité pour lier Ali Bongo. Ça n’a rien à voir avec les combinaisons et tes collaborateurs c’est toi le cancre on le sait depuis que tu es sur le banc de l’école. Ce sont tes limites et manquements qui te feront toujours tourner en rond. Ce n’est pas qui veut mais qui peut. Dégage et laisse le pays la chance d’avoir un homme plus éclairé que tu ne l’es dans les ténèbres d’une mauvaise éducation, absence d’experience veritable et de culture du travail et des résultats parceque héritier d’un papa qui t’a acheté tes diplômes et tous tes postes.

  6. Serge Makaya dit :

    Question : est-ce qu’on est obligé d’avoir un seul homme pour gérer tout un pays ? Il faudrait peut-être à l’avenir diminuer le pouvoir présidentiel. Le régime présidentiel fort est NOCIF pour le Gabon. Il faut revoir le mode de gouvernance du Gabon. Les pleins pouvoirs entre les mains d’une seule personne ne profite pas à la nation.

    Il nous faut aussi nous débarrasser de la forte influence de la France dans la gestion de notre pays. La France porte aussi malheur à notre pays. Elle prétend avoir des “intérêts” au Gabon. Y a t’il des gabonais qui ont des intérêts en France ?

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