Absent du pays depuis le 24 octobre 2018, assorti de furtifs passages à Libreville, le président gabonais, en convalescence à Rabat au Maroc jusque-là, a définitivement regagné le bercail, ce 23 mars 2019. Accompagné de son épouse Sylvia, Ali Bongo Ondimba été accueilli par une foule nombreuse, massée le long de l’aéroport Léon Mba.

Ali Bongo en compagnie de son épouse, Sylvia, du Premier ministre, Julien Nkoghé Békalé, et de quelques membres du gouvernement, à son retour de Rabat, le 23 mars 2019. © Gabonreview

 

Cinq mois après l’accident vasculaire cérébral (AVC) dont il a été victime, le président Ali Bongo Ondimba a effectué son grand retour au pays, le 23 mars 2019. Comme au temps du parti unique et de ses premières années de magistère, l’aéroport Léon Mba de Libreville a été pris d’assaut par des militants de sa formation politique, le Parti démocratique gabonais (PDG), les membres des associations et des partis alliés, mais aussi par les Gabonais, de tout bord, qui voulaient, de visu, s’assurer de la présence effective du chef de l’Exécutif et particulièrement de son état de santé.

Massée le long du pavillon présidentiel de l’aéroport Léon Mba, la foule nombreuse, arrivée là depuis les premières heures de la matinée, a pu assister au retour du chef de l’Etat et de son épouse. Titubant, se soutenant avec canne dans la main gauche, Ali Bongo est apparu avec son épouse, Sylvia, accompagnés de près par le Premier ministre, Julien Nkoghé Békalé et des ministres de l’Intérieur et de la Défense. Sur le perron du salon d’honneur, de quelques gestes de la main, il s’est montré à la foule avant monter dans le véhicule à bord duquel il a salué en passant la population venue l’accueillir. Pas donc de bain de foule à proprement parlé.

«Gloire à Jésus ! Gloire à Dieu ! Notre président est vivant. Je l’ai vu, il est vivant !», scandait une femme d’une trentaine d’années, presqu’en transe. «On vous l’avait dit. Ya Ali est là en chair et en os. Parlez encore !», lançait, de son côté une militante du PDG. Si celles-ci sont très satisfaites du retour du chef de l’Etat, d’autres sont restés sceptiques. Ce, du fait qu’il ne soit pas descendu de l’automobile. «J’ai vu le président. Mais, je ne sais pas s’il peut tenir debout tout seul», a dit un autre jeune, arborant pourtant un t-shirt à l’image d’Ali Bongo. «J’aurai voulu qu’il vienne vers nous comme  par le passé pour saluer et qu’on le voit. Mais il est resté dans la voiture», a poursuivi le même jeune homme.

Très tôt dans la matinée, de nombreuses associations, partis politiques et associations ont déployés leurs banderoles aux abords de l’aéroport Léon Mba de Libreville. Sur ces pancartes, les messages véhiculés étaient les mêmes : ils souhaitent tous un «bon retour à la maison» au président. «En votre absence, Tendance Avenir a su relayer votre message», «La mairie de Libreville vous souhaite la bienvenue chez vous», «Ya Ali, l’Ogooué Maritime toujours avec vous», «Prési, le 1er arrondissement de Moanda vous souhaite un bon retour au, pays», pouvait-on lire çà et là sur les banderole. Dans le même sens, des t-shirts, des casquettes et autres gadgets à l’effigie d’Ali Bongo ont été produits et distribués à la foule, souvent rabattue et transportée, comme pour une grosse ambiance de campagne.

Dans un 4×4 roulant très lentement sur l’esplanade du pavillon présidentiel, Ali Bongo a passé, en quelque sorte, la foule en revue, la saluant à travers la fenêtre du Mercedes-Benz Classe G. Après quoi, le cortège du chef de l’Etat s’est ébranlé en direction de son domicile à la Sablière, dans le premier arrondissement de Libreville.

Après ce grand retour, le peuple voudrait désormais véritablement voir son chef à l’œuvre pour que les doutes sur sa capacité à diriger le pays s’estompent. «Il est rentré. C’est bien ! Maintenant, je n’attends qu’une chose : qu’il se mette au travail. Qu’il travaille pour que notre pays retrouve de sa splendeur. Il y a trop de couacs ces derniers temps», a laissé entendre un sexagénaire, ancien cadre de banque.

 
 

12 Commentaires

  1. Makanga dit :

    Erreur sur le titre, Ali Bongo est né a Brazzaville sauf double erreur de ma part en histoire et en grammaire.

  2. Nestor dit :

    Une entrée officielle au Gabon et il n’en dit rien dans sa page Facebook ou Twitter ? Ali Bongo est mort.

  3. Biyoghe Armand dit :

    Si BOA était vivant, il n’aurait jamais écarté son frère Frédéric Bongo. Jamais. BOA est MORT.

  4. Celui que l’on nous montre là est un nouveau sosie !!! Pourquoi son aide de camp particulier coréen Park a été mis à la retraite? Parce qu’Ali Bongo est légume ou mort!!! Cessez de distraire le peuple!!! Nous voulons connaître la vérité !!! Arrêtez cette mascarade qui n’a que trop duré !!! Restituez à Jean Ping sa victoire usurpée le 31 août 2016!!! Que vous le vouliez ou non, c’est la fin du règne bongo/PDG!!!Qui vivra, verra!!!

  5. MOIMEME dit :

    Juste quelquess questons ? donc comme il n’a rien dit sur sa page FacebooK ou Twittter ce n’est pas lui ? pourtant n’importe qui peut ecrit ecrit à sa place et faire croire que c’est lui.

    Donc comme on est aide de camp du president on n’a pas droit à la retraite malgré l’age ? alors que c’est un métier qui demande beaucoup de vigilance meme si on a ete grand maitre des armes marcials les reflexes diminues avec l’age.

    quoi donc comme c’est son frère il n’a pas le droi d’etre écarté ? (s’il a vraiment ete écarté) comme si il a été dit que il sera avis à ce poste.

  6. Akié, jusqu'a quand? dit :

    MOIMEME, Vous n’êtes pas crêdible…

  7. Junior barro dit :

    Ali est de retour, Que les aigris se taisent.

  8. Kiakiakia dit :

    il faut vraiment rire de telles bêtises, boa est mort depuis le 24 octobre18,son corps est au frais depuis.quand le pédé de mo 6 etait venu pour ses vacs à la pointe denis,le corps etait avec lui.il faut que les pédémergents cesse avec leur cirque.ce type là,est un sosie qui vous est présenté,et il y a toujours des moutons pédémergents,pédéajeviens et pédékounabélistes pour aller subir sous le soleil pendant des heures à cause d’un tashco de merde et 2k bongocfa!!!!!

  9. Abel IBENDE LIKOUMBI dit :

    Toutes les décisions de redressement et autres sont à son pouvoir. Le chef de l’Etat est rentré, qu’il dresse en urgence un sur la situation de la société Satram Gabon d’où ses frères/sœurs deviennent comme des mendiants.
    L’Eternel Dieu Tout Puissant a dit que tu mangeras à la sueur de ton front.Malheureusement:5,6,7,10 ou 13 mois pour certains sont aujourd’hui sans salaires, malgré qu’ils répondent “présent” à leur poste respectif.
    M. Le Président, les salariés de Satram vous regardent et attendent beaucoup.
    Bienvenue à vous et bon retablissement.Que l’Eternel Dieu restaure votre santé.

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