S’étant peu montré au public ces derniers mois, le président de la République s’est offert, jeudi 11 juillet, sa seconde virée dans les rues de Libreville depuis son AVC. Visiblement, il s’agissait surtout,  pour le Bord de mer, de montrer qu’il continue d’assumer les missions de sa charge.

Ali Bongo a été aperçu, ce 11 juillet 2019, au quartier Louis à Libreville. © Facebook

 

Ça n’était pas arrivé depuis février dernier, au lendemain de son retour de Rabat au Maroc où il était en convalescence après son AVC survenu en octobre 2018 à Riyad en Arabie saoudite. Ali Bongo s’est offert un nouveau mini tour de ville, jeudi. Si les photos diffusées, par des sources non-identifiées vraisemblablement commises à la tâche, ont été prises à Louis dans le 1er arrondissement, le mini cortège précédé de deux motards et comptant quelques voitures et une ambulance a été signalé ailleurs, notamment à Avorbam dans le Nord de Libreville. Le président de la République a été aperçu, assis à l’avant sur le siège passager d’une Rolls Royce cabriolet. Au volant, Brice Laccruche Alihanga, son directeur de cabinet. Derrière eux, un 3e passager pour le moins inhabituel : Fabrice Andjoua Bongo Ondimba, le directeur général du Budget et des Finances publiques, par ailleurs fils de Marie Madeleine Mborantsuo et d’Omar Bongo, donc demi-frère d’Ali Bongo.

Avant sa virée, Ali Bongo a reçu Alain-Claude Bilie-By-Nze et les nouveaux patrons du Renseignement. © Présidence de la République

Organisé plus de trois mois après le précédent, ce mini-tour de ville d’Ali Bongo ne saurait être un fait du hasard ni même le simple souhait du chef de l’État de voir du pays après ses audiences ce même jour au palais présidentiel. Pour des observateurs, il s’agit d’une réaction… une de plus à laquelle ont été contraints ses collaborateurs après la sortie de Jean Rémy Yama, ayant affirmé récemment qu’«Ali Bongo est mort». S’étant basé sur un ensemble d’observations depuis le début des ennuis de santé du président, le leader de la confédération syndicale Dynamique unitaire a contraint le Bord de mer à donner des signes de vie d’Ali Bongo.

Depuis la déclaration ayant valu au leader syndical des menaces de poursuites judiciaires, Ali Bongo est désormais un peu plus présent dans les médias, au travers les nombreuses audiences accordées ces derniers jours. Le président est d’ailleurs apparu au terme de l’une de celles-ci marchant sur l’esplanade du palais présidentiel menant à la salle des pas perdus.

L’objectif de ce qui apparaît indéniablement comme une nouvelle campagne de communication est de prouver à l’opinion qu’Ali Bongo est bel et bien vivant et qu’il assume pleinement ses charges. Pourtant, cette stratégie de communication ne semble pas beaucoup convaincre, particulièrement au sein de l’opposition où, à défaut d’affirmer sa mort physique, l’on tend plutôt à croire qu’il n’est plus capable de diriger le pays compte tenu de son état de santé. Comme quoi, ces mises en exposition devraient difficilement changer la conviction des contempteurs du régime.

 
 

17 Commentaires

  1. Ossouka dit :

    Je crois que ces trois comédiens (Ali sosie – Laccruche Fargeon – Fabrice Andjoua Bongo) ont gagnés leur diplôme comme acteurs professionnels. Ils peuvent maintenant frapper aux portes de Hollywood aux USA. Pitié ! A Ntare Nzame ! Si seulement le ridicule pouvait tuer…

  2. Irène dit :

    En fait, ce régime usurpateur agit en tenant compte de l’opinion du peuple qui sait bien que BOA est MORT. Mdr ! Arrêtez ces idioties et déclarer simplement la vacance du pouvoir SVP. La récréation est terminée.

  3. Continuez ce cirque. Avec la grâce de Dieu, le véhicule transportant le sosie d’Ali Bongo tombera , contre toute attente, en panne dans carrefour et le peuple sifflera la fin de la récréation.

  4. Plutonium 241 dit :

    – wahahaha, en être réduits à contempler un délinquant chevronné balader le sosie d’un imposteur, le voilà le résultat des 99,4% imaginaires ! honnêtement ca suffit là… virez moi cette racaille ad nutum !!!

  5. Faye kolly dit :

    Depuis mon pays,il me plait de lire Gr et bien d’autres pour avoir un peu d’infos sur le Gabon. Aujourd’hui j’ai fini par comprendre qu’il n’y a pas des Hommes au Gabon. Rien n’explique le fait que trois personnes aux nationalités douteuses ( Ali fils adoptif de Patience et Omar Bongo, sa femme,une franco-marocaine, Fargeon Laccruche,un français connu de tous) tuent le Gabon sans que cela ne dérange les gabonais. Ce qui se passe au Gabon ne peut se passer ailleurs, moins en Afrique de l’ouest. Vous tous des peureux. Quelqu’un d’autre ne peut vous sortir de cette merde si vous ne commencez pas à le faire vous-même. Suivez mon regard.

  6. Lewaka dit :

    On attend impatiemment le 17 Août…

    • FINE BOUCHE dit :

      On a attendu impatiemment le 31 décembre 2018 il ne s’est rien passé, juste qu’ils creusent notre tombe un peu plus chaque jour.

      • Lewaka dit :

        Le 31 décembre 2018 n’était qu’une apparition télévisée, pouvant donc faire l’objet de tous types de montages etc…Le défilé du 17 Août est (et a toujours été) un événement en direct et devant des milliers de personnes. Nous attendons voir qui se tiendra debout dans le Command Car…

  7. Ipandy dit :

    Cette virée ne convainc personne. Pour la fin du règne d’Ali, les gabonais avaient imaginé un tas de cenario mais auquel on assiste en ce moment sauf Dieu.

  8. Ngoua Benoit dit :

    Même les chiens d’Ali Bongo ne peuvent reconnaître un tel sosie comme “vrai”. C’est bien triste un tel spectacle. Ce pays ne décollera jamais, sauf miracle. Il y a trop de corrompus dans ce pays : au moins 70% de la population. Que peuvent faire alors les 30% ? Pas grand chose, malheureusement, dans un pays où une marche même PACIFIQUE est sévèrement combattue par ce régime sanguinaire.

    Ne comptons surtout pas sur la France pour nous aider à en sortir. Elle est complice de ce spectacle affligeant depuis la pseudo indépendance. Car c’est bien ici l’erreur de plusieurs pays d’Afrique noire, avoir accepté le CADEAU EMPOISONNE DE L’INDÉPENDANCE PAR DE GAULLE. Sékou Touré est mort dignement. Aucun pays d’Afrique ayant comme monnaie le fameux franc CFA (Colonie Française d’Afrique) ne peut s’en sortit s’il ne se libère pas d’abord du joug français. Vous verrez des pays comme le Ghana prendre son envol, pendant que les 14 pays partageant le franc CFA continuer à traîner dans la boue. Est-ce que vous voyez les Iles françaises évoluer positivement ? Non, bien sur. La France veut que ces pays d’Afrique puissent rester des éternels ASSISTES. Réveille-toi GABON, réveille-toi AFRIQUE…

    • FINE BOUCHE dit :

      J’emets une réserve tout de même. Serait-ce la France qui fourvoye les dirigeants africains de leur ancienne colonie bananière ? Qui étions nous avant ces horribles tragédies (traite des noirs, esclavage, colonisation). Avions nous dans nos chefferies des rois avec des ADN de voleur, de criminel, de voyou….etc. Etaient ils tous beaux forts et courageux honnêtes,
      Voler un peu et en laisser pour les autres peut être une option à ce grand plan de spoliation des richesses. Rouler dans un nouveau carrose à plus de 200 millions es-ce-de la politique, ou un “on vous emmerde, nous on plane”.

      • Martine dit :

        La France a PEUR que s’installe une vraie démocratie en Afrique, sinon elle sera totalement perdante. Et pourtant, il nous faut bien l’installer cette démocratie. C’est par elle que nous nous en sortirons, y compris du cordon pourri qui nous lie encore à cette même France de merde.

  9. Voilà dit :

    Le président tient donc à présent sur ses jambes ?! C’est une très bonne nouvelle, ça.
    Mais tenir sur ses jambes suffit-il au président Ali dont le peuple attend davantage que des petits pas ? Qui semblent confirmer les affirmations de son dircab, lorsque celui-ci nous a soulevé le coeur récemment, en affirmant qu’Ali Bongo, son patron, “lui a délégué tous les pouvoirs…”, quoi que ce soit seulement “…dans le Haut-Ogooué”. J’ai peut-être mal entendu. Mais, il s’agit bien d’une délégation de pouvoir ? D’un président qui tient sur ses jambes et se balade à travers la capitale ? OK, que le président marche et cela me réjouit fort, mais qu’il marche vers son peuple qui a des préoccupations capitales à lui soumettre. Car si le président peut se balader, que ses pas le conduisent vers ces syndicalistes qui le hèlent depuis des mois, vers tous ces citoyens qui ont des soucis d’emplois, ces familles qui pleurent de nombreux morts sur les routes, vers ces jeunes gabonais à peine diplômés qui craignent déjà pour leur avenir, etc. Il y aura, selon moi, signe de vie à ce moment-là, d’autant, aussi, qu’il ne sert à rien à ses compatriotes de le voir se pavaner tranquillement à travers Libreville alors que les Gabonais ne sont pas heureux.

  10. Hamed Salem dit :

    Si j’étais gabonais et surtout du Haut-Ogooué, je ne lèverai plus le moindre doigt en plein monde. Incroyable. Lorsque ALIHANGA vous dit que votre fils m’a délégué tous les pouvoirs, c’est une injure que vous répondez par des applaudissements. Je suis de ceux qui ne peuvent pas demander la nationalité gabonaise pour s’appeler ANDJOUA, MPOUOH, OYABI, EPIGAT, MBANA, MBADOU, MOUTOU, NGARI comme mes compatriotes Libanais et être du G2. C’est une honte certains valeureux que je connais dans cette province. Vous devriez désormais passer par cet étranger pour dire bonjour à votre fils. De même, dans son état actuel Ali à besoin du OK de Fargeon pour ce rendre à Franceville ou se faire apercevoir dans les rues de Libreville. Il faut que Fargeon soit disponible pour lui conduire. Quelle merde aux yeux des altogoveens.

  11. ccv dit :

    Cette année, la Fête du 17 Août sera délocalisée au G2.
    Attendons voir…

  12. Hodjigue dit :

    Nous saluons le peuple gabonais qui a su garde sont sens froid durant la maladi du president Ali bongo, la mort d’un être humain na jamais regné un problème dans ce monde, laissé votre president se soigné et retrouve la guerison.

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