Désormais ministre de la Forêt, Lee White vient de désigner Christian Tchemambela pour lui succéder à la tête de l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN). Une décision fortement décriée au sein des ONG environnementalistes parmi lesquelles Brainforest.

Lee White, ancien secrétaire exécutif de l’Agence nationale de parcs nationaux devenu ministre en charge de la Forêt depuis le 10 juin, ne parvient pas à se détacher de ses anciennes fonctions. ©YouTube

 

Deux semaines après sa nomination au ministère de la Forêt, de la Mer et de l’Environnement, Lee White vient de nommer son successeur à la tête de l’Agence nationale de parcs nationaux (ANPN), qu’il a dirigée durant près de dix ans. À travers une note d’intérim datée du 25 juin, le nouveau membre du gouvernement a désigné Christian Tchemambela pour assurer les fonctions de secrétaire exécutif de l’ANPN. Sauf que 24 heures après sa publication, la note crée des remous au sein de la société civile.

Marc Ona Essangui, secrétaire exécutif de l’ONG Brainforest est l’une des personnes à avoir marqué son étonnement sur la décision dans un message posté sur sa page Facebook, le 26 juin. S’il affirme s’abstenir de commenter personnellement la décision pour éviter que l’on ne soupçonne un acharnement contre Lee White, Marc Ona Essangui a néanmoins posté les commentaires des différentes personnes gênées «de la personnalisation dont Lee White fait de l’ANPN».

«Ce type de note est acceptable lorsqu’il s’agit d’une indisponibilité temporaire. Peut-être que le signataire assimile son passage au gouvernement comme une indisponibilité temporaire d’exercer ses fonctions de Secrétaire exécutif de l’ANPN» ; «L’intérim n’est pas une nomination, mais une situation transitoire. Il ne peut durer dans le temps. Il revient maintenant au comité de gestion de lancer l’appel d’offres afin qu’il désigne le nouveau secrétaire exécutif de l’ANPN» ; «Cependant, c’est une décision lamentable et qui prouve le niveau de nuisance et l’irrespect de son auteur» ; etc.

Au-delà de ces commentaires, beaucoup s’interrogent sur celui à qui revient le pouvoir de nomination à l’ANPN. Par qui Lee White avait-il été nommé en octobre 2019 ? La loi a-t-elle changé entre-temps ? Bien malin qui donnera la réponse à toutes ces interrogations. Toujours est-il que pour Marc Ona Essangui, les interrogations et commentaires en disent long sur la violation de dispositions légales «devenue légion au Gabon».

«Nous sommes tous concernés par la gestion de la chose publique et ne devons pas laisser des agissements qui violent allègrement les dispositions légales que nous avons adoptées perdurer. Je fais ma part. Je rappelle que je n’ai aucun problème personnel avec Lee White, mais je n’approuve pas ses méthodes qui frisent le mépris», a conclu Marc Ona.

 
GR
 

1 Commentaire

  1. octavus dit :

    Brexit means Brexit.

    Comment un homme pretendu avoir autant d’expertise est travailler pour le Gabon au moment ou son pays le Royaume-Uni est a la recherche des Anglais experts dans tous les domaines. Alors que le Royaume -Uni est devenue la honte de l’Europe pour n’avoir eu aucun plan pour preparer leur Brexit? comment ce Britanique peut avoir le culot de pretendre aller aider le Gabonais qui sont mille fois plus competents que le Britannique moyen a l’heure actuelle?

    D’ailleurs ce Britanique qui a une residence a Londres est toujours inscrit sur les listes electorales de cette ville. Ce qui signifie en droit que sa residence administrative ne peut pas etre au Gabon. Ce qui represente un cas flagrant de faux et Usage de faux.
    Quant au titre de professor qu’il pretend avoir.Nous n’avons trouve se travaux de recherche nulle part ni l’university ou il pretendrait avoir graduated (passer son PHD).

    Mr Lee White peut-il nous eclairer la dessus?

    Les informations certaines croisees montre qu’il serait espion du MI5 MI6 (service secret britanique etc..) a suivre,

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