Les images du retour du président de la République, après plusieurs mois de maladie et de convalescence hors du pays, ont suffi aux initiateurs de «l’Appel à agir» pour réitérer leur demande de constatation de la vacance du pouvoir.

Pour la plateforme “Appel à agir”, diminué par la maladie, Ali Bongo n’est plus le maître du jeu institutionnel. © Gabonreview

 

Il aurait fallu beaucoup plus pour les tenants du pouvoir, pour espérer mettre un terme au débat sur l’appel à l’application de l’article 13 de la Constitution, lancé par les acteurs politiques de l’opposition et de la société civile.

Loin d’avoir saisi le sens de la requête citoyenne du groupe des dix, les autorités gabonaises en se précipitant de convaincre sur «l’existence réelle d’Ali Bongo», semblent avoir donné l’occasion au président de la République de démontrer aux yeux du monde qu’il est sérieusement diminué pour assumer les charges inhérentes à sa fonction.

«Nous n’avons jamais demandé une preuve de vie. Nous avons demandé la constatation de la vacance du pouvoir. Nous avons affirmé qu’Ali Bongo n’est plus en capacité d’assumer les charges inhérentes à la fonction de président de la République. Les images de son arrivée renforcent notre conviction», ont déclaré, dans un communiqué, les initiateurs de «l’Appel à agir».

Pour le groupe des dix, l’absence de prise de parole par Ali Bongo à son arrivée, moment «fortement attendu» par le peuple gabonais, est une preuve que le chef de l’État n’a pas retrouvé toutes ses facultés. «Le peuple gabonais est en droit d’exiger des clarifications. Ce mutisme entretenu pose la question de ses réelles capacités cognitives. Ceux qui ont décidé du retour d’Ali Bongo voulaient éteindre la projection du 31 mars. Mal leur en a pris parce que, à l’évidence, Ali Bongo est sérieusement diminué. Il n’est donc plus le maître du jeu institutionnel».

Tout en réitérant leur requête sur la constatation de la vacance du pouvoir, le groupe des dix assure qu’il saisira les instances compétentes pour exiger une expertise médicale parce ses membres sont légalistes et républicains. «Dès lundi, nous déposerons une demande en référé devant le président du tribunal. Nous saisirons aussi la Cour constitutionnelle pour exiger la mise en œuvre de l’article 92 de sa loi organique», ont décidé ceux qui appellent à agir.

 
 

3 Commentaires

  1. JACK dit :

    A MON HUMBLE AVIS JE PENSE QU’IL N’EST PLUS NECESSAIRE DE DEMANDER UNE EXPERTISE MEDICALE, CAR LA VUE DU PRESIDENT ET SES GESTE DEMONTRE CARREMENT QUE CE DERNIER N’A PLUS DE DISCERNEMENT ET ENCORE MOIS LES FACULTEES COGNITIVE, ET SOUVENT LES EFFETS DE CE TYPE D’ACCIDENT SONT PARFOIS DESSATRREUX, CE TYPE EST DEVENU FRONTAL CAR JE LE VOYAIS S’ENERVER A SON ARRIVEE, PROBABLEMENT DU AU FAIT DES LIMITES DE SES CAPACITEES MARCHE-PAROLE-VISION-LA FUIDITE DE MOUVEMENTS, ET CE DERNIER A AUSSI UN PROBLEMENT DU MEMBRE INFERIEUR ” SERAIT-IL AMPUTE ET PORTE UNE PROTHESE DE MARCHE ? DONC PLEIN DE QUESTION QUI A MON AVIS NE SONT PAS NECESSAIRE A PERDRE ENCORE LE TEMPS D’UN AVIS MEDICAL.. IL FAUDRAIT JUSTE DEMANDER UN RESPECT DE LA CONSTITUTION DONC DE L’ARTICLE 13
    A LA PLACE DE LE DISQUALIFIER ENCORE UNE FOIS DE PLUS PAR CETTE HUMILIATION.
    APRES TOUT C’EST UN ETRE HUMAIN..FAUDRAIT FAIRE PIRE QUE CEUX QUI LE TRAINE AUJOURD’HUI EN PUBLIC POUR L’EXIBER DE LA SORTE.
    C’EST UNE IDEE

  2. Meme moi qui ne suis pas médecin, visiblement Y’ALI n’en peut plus. Si nous voulons bien lui rendre service, qu’il laisse le pouvoir au peuple…

  3. Les tenants du pouvoir doivent avoir un cœur de pitié envers Ali BONGO qui ne demande que le repos. Je suis convaincu que l’homme est hors jeu. Laissez l’autre tranquille vous aussi.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW