Leader religieux et membre de la société civile, Georges Bruno Ngoussi exprime dans cette interview, son soutien à l’Appel à agir. Le président de l’église Nazareth du Gabon évoque aussi la question de l’impasse institutionnelle du Gabon ainsi que la convocation à la Direction générale de recherche dont il dit ignorer les mobiles.

Leader religieux et membre de la société civile, Georges Bruno Ngoussi. © D.R

Un fac-similé de votre convocation à la Direction générale de recherche (DGR) circule sur les réseaux sociaux. De quoi s’agit-il?

La convocation est comme une invitation. Ce qui m’étonne dans cette convocation, c’est le fait qu’elle soit imprécise. Ni le bureau devant lequel je devais me rendre, ni l’agent enquêteur ne sont indiqués. De plus, j’ignore les raisons de la convocation. J’irai découvrir, j’attends qu’on m’envoie une autre convocation parce que celle de vendredi je ne pouvais m’y rendre j’étais en Europe je suis rentré samedi. Je ne me reproche de rien et je ne soupçonne rien. Je ne peux pas me prononcer dessus n’importe comment. Mais je reviendrai vers vous au moment importun.

Vous avez récemment reçu les signataires de l’Appel à agir de quoi a t-il été question est-ce que vous vous croyez à leur mouvement?

Il était question qu’ils viennent me présenter leur mémorandum et donner la raison de l’Appel à agir. Ensuite, nous avons parlé de la convocation à la DGR. Je crois fermement à leur mouvement parce qu’ils posent les mêmes questionnements que moi. Nous avons un dénominateur commun. Le pays semble ne pas être dirigé par un président de la République. C’est comme si on avait plusieurs chefs. Le président de la République qui est censé diriger le pays n’est pas sur place. Et c’est ce que j’avais dit dans ma déclaration du 3 mars.

En tant que Leader religieux, quelle issue entrevoyez-vous de l’impasse institutionnelle dans laquelle se trouve le Gabon?

Je l’avais dit depuis le 13 décembre 2018. Dieu est en train de travailler en faveur des Gabonais de tous bord politique ou social confondu. Le Gabon est sur le point de changer d’ère sur les plans économique social. Et c’est inévitable. L’impasse  actuelle constitue l’un des signaux du changement du Gabon.

Le gouvernement menace de poursuites tous ceux qui évoquent la vacance de pouvoir qu’en pensez-vous?

Je pense que le gouvernement à tord. Parce que ce gouvernement est censé connaître que nous sommes dans un pays de droit qui se veut aussi démocratique. Pour cela, le gouvernement doit recevoir toutes les critiques. Pour éviter les critiques, le gouvernement doit nous donner les réponses à nos interrogations. Les menaces ne pourront pas résoudre les problèmes des gabonais. En tant que leader religieux, je ne peux militer que dans le sens de la paix. Et aucune paix ne peut exister si l’on na pas mangé, s’il n’a pas de boulot de sécurité sociale.

Pour terminer, je souhaite que tous les gabonais autant qu’ils sont, évitent de se considérer pour des ennemis. Que l’on regarde la vérité en face. Il n’existe pas un Gabon pour le pouvoir et un autre Gabon pour l’opposition. Le Gabon appartient à tout le monde. Et je crois qu’un pouvoir responsable, doit militer pour la paix et le bien-être du peuple qu’il dirige. Que chacun soit conscient de l’avenir de notre pays. C’est ça le plus le plus important.

 
 

1 Commentaire

  1. ombouwoutou dit :

    Merci pasteur pour l’éclairage, comme Gédéon allez a cette convocation avec la force que vous avez là dieu fera le reste; que dieu vous bénisse.

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