Alors que les présidents du tribunal de Libreville et de l’Assemblée nationale leur demandent de se taire et de clore le débat sur les réelles capacités du président de la République à diriger le Gabon, les initiateurs de «l’Appel à agir» persistent et signent : ils ne se tairont pas. Bien au contraire, ils appellent Ali Bongo à Agir lui aussi, pour prouver aux Gabonais qu’il est encore en capacité de diriger. Morceaux choisis d’une déclaration qui exhale l’obstination mue par une logique implacable.

Les membres d’appel à agir, le 15 mai 2019, à la chambre de commerce. © Gabonreview

 

Suite aux refus des responsables d’institutions de la République de les recevoir et au rejet de leur plainte par le président du tribunal de Libreville, les initiateurs de « l’Appel à agir » estiment n’avoir plus qu’un seul interlocuteur pouvant satisfaire leur doléance : Ali Bongo Ondimba et personne d’autre. Le groupe des dix souligne qu’avec la permanence de leur «appel à agir», ils persistent dans leur rôle de citoyens et  sentinelles de la République.

 « En citoyens libres et responsables, nous exigeons que tout doute soit levé sur la capacité d’Ali Bongo à assumer les devoirs de sa charge. Puisque nous n’avons trouvé de réponse ni auprès des institutions de la République, ni dans les images télévisées et mises en scène orchestrées par la présidence de la République. Que cela soit dit et entendu : seul un examen médical même à l’initiative d’Ali Bongo peut clore le débat. Nous appelons Ali Bongo à Agir lui aussi, pour prouver aux Gabonais qu’il est encore en capacité de diriger. Non, mesdames et messieurs du pouvoir, le débat est loin d’être clos ! Nous ne nous tairons pas ! Tant que le doute raisonnable qui subsiste sur la capacité d’Ali Bongo à exercer la charge de sa fonction ne sera pas levé, nous ne nous tairons pas ! Bien au contraire, nous persistons ! », a assuré le 15 mai dernier, Elsa Ritchuelle Boukandou à la faveur d’une conférence de presse.

S’il admet qu’Ali Bongo est revenu au Gabon, qu’il a fait deux ou trois apparitions télévisées et qu’il a reçu Faure Gnassingbé, le collectif de l’«Appel à Agir» estime que tous ces avènements ne convainquent pas et ne le satisfont guère. Pourquoi ?« Parce qu’il y a toujours un doute en nous, comme en tous les Gabonais. Parce qu’Ali Bongo n’est pas une image télévisuelle ; parce qu’Ali Bongo n’est pas un acteur de films muets ; parce que les Gabonais veulent voir et entendre Ali Bongo ; parce que la parole d’Ali Bongo est attendue sur des sujets aussi importants que la tentative de coup d’État du 7 janvier 2019 ; la suppression des bourses universitaires pour nos enfants ; la remise en cause, par la CNSS, le paiement mensuel des pensions de retraite ; le projet de réduction masquée des salaires des agents publics.»

Disqualifiant les institutions concernant le traitement de cette question, le collectif assène : «les institutions de la République ont tout fait pour renforcer nos doutes, nous pensons finalement que seul Ali Bongo lui-même peut les dissiper en se soumettant à une expertise médicale. Oui, en décidant de se soumettre à la loi, notamment aux préconisations de l’article 13 de la Constitution et à celles de l’article 92 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle, Ali Bongo peut clore le débat sur ses réelles capacités physiques et cognitives».

Affirmant être conscients, responsables et républicains en lançant leur appel pour le respect de la Constitution, les dix l’«Appel à Agir» refusent de jouer, en 2019, un scénario mal écrit qui n’honore pas le Gabon et dans lequel on les voudrait figurants ou spectateurs engagés. « L’Histoire du Gabon ne saurait être pour nous un médiocre film que nous regardons à la télévision. C’est notre histoire, et puisqu’elle est vécue par nous, elle doit être écrite par nous et d’abord par nous. C’est notre histoire en ce qu’elle est intimement liée à nos destins propres et à notre destinée commune en tant que peuple et en tant que nation. Le destin de chaque Gabonais dessine et façonne le destin du Gabon », a déclaré la porte-parole du groupe.

 « Convaincus du poids de la fonction de président de la République et de la portée de sa dimension tribunitienne, nous invitons Ali Bongo à entendre l’appel de ses compatriotes. Nous lui demandons d’agir en toute responsabilité et dans la légalité, de la manière la plus vraie et la plus transparente qui soit. Nous lançons un appel à Ali Bongo afin qu’il vienne sur le devant de la scène, qu’il se fasse voir et entendre et qu’il discute avec le peuple gabonais », a lancé le collectif.

 
 

13 Commentaires

  1. MONIQUE dit :

    MERCI A VOUS, CHERS COMPATRIOTES. C’EST QUAND MÊME DRÔLE. IL REÇOIT DES GENS ET NE PEUT PAS SE MONTRER A CERTAINS GABONAIS. POURQUOI CERTAINS SERONT ILS PRIVILÉGIES ET PAS D’AUTRES ? RÉPONSE : ALI BONGO EST MORT.

  2. Kwanza dit :

    NOUS, CONGOLAIS DE LA RDC, NOUS AVONS DIT A LA FRANCE DE S’OCCUPER DE SES OIGNONS. AYEZ LE COURAGE DE FAIRE DE MÊME POUR LE GABON.VOUS MÉRITEZ JEAN PING, C’EST VRAI. MAIS LA FRANCE BLOQUE LE VAINQUEUR DE CETTE PRÉSIDENTIELLE DE 2016. SOULEVEZ-VOUS POUR DIRE NON A CETTE FRANCE DE MERDE.

    AU PASSAGE, NOUS CONFIRMONS LA MORT DE MONSIEUR ALI BONGO (USURPATEUR ET ASSASSIN DE VOTRE PEUPLE)…

    SIGNE : des amis de la RDC.

    https://youtu.be/zwm3abDBFPU

  3. Nguéma Axel dit :

    Vous devez SOUTENIR Jean Ping jusqu’à la VICTOIRE FINALE. Il ne vous décevra pas. Croyez-moi. Je sais ce que je dis. https://youtu.be/mCHWjXP-ueg

    • COURAGE dit :

      Lorsque nous avons des compatriotes qui parlent de l’indépendance de notre pays et des sujets sérieux, Ayez le respect de ne pas parler d’un type dont tout le monde sait aujourd’hui le double jeu qu’il joue avec les assassins de nos frères er sœurs.

      L’ère de ce type est révolue, passons à autre chose.
      Merci

  4. Mireille Ndong dit :

    JE DÉTIENS UNE PREUVE QUE LA FRANCE SOUTENAIT BOA EN 2016.
    JEAN PING EST VRAIMENT NOTRE PRÉSIDENT ÉLU DÉMOCRATIQUEMENT.
    LE PROBLÈME QUI S’EST POSE POUR LA FRANCE ÉTAIT LA PRÉSENCE DE L’UNION EUROPÉENNE A NOTRE ELECTION PRÉSIDENTIELLE.

    NB : La France a toujours soutenu la famille Bongo. Mais ne pas oublier aussi que cette famille détient des SECRETS COMPROMETTANTS pour des hommes politiques français. Omar Bongo avait dit une fois ceci : “si je parle, il y a des têtes qui vont tomber en France… Comprenne qui voudra.

  5. Pascal NGOUA dit :

    Vous savez au moins que Jean Ping est privé de sorti. Posez-vous la question POURQUOI ? Pourquoi BOA ne veut pas vous rencontrer ? Parce qu’il est déjà en train de pourrir depuis octobre 2018.

    Les français (du moins le pouvoir français) nous cachent cette VÉRITÉ. ALI BONGO est MORT depuis octobre 2018. Il font durer le suspense pour trouver un candidat idéal pour la France. Raison pour laquelle on vous demande pour la énième fois: SOUTENEZ JEAN PING. IL NE VOUS DÉCEVRA PAS. IL EST VIEUX ET SAGE.

  6. bassomba dit :

    Et si Ali ne se soumet pas à votre volonté, vous allez faire quoi?
    Attendez 2023, vous perdez du temps et de l’énergie pour rien, vous allez demander ça pendant 4 ans? Courage!

    • KIEM dit :

      @bassomba, BOA lui-même avait dit : “vous allez me faire quoi?” dans d’autres circonstances, le TOUT PUISSANT lui a donné la réplique avec “la fatigue sévère”, mieux vaut être mort qu’un impotent dont tout le monde se moque. Mba Obame repose en paix.

    • Moussavou Jacques dit :

      @Bassomba. As qui tu parles ? A ton ami d’enfance qui est parmi les 10 ? Appelle le et dis le lui, au lieu de croire que personne ne te voit. Mange tes miettes à la Caistab et tais toi

  7. Paul Ndong dit :

    Bravo à vous. Vous faites votre devoir de citoyen.

    Que le commentateurs commentent. Que les autruches continuent à se mettre la tête sous le sable.

    Voscenfants et les enfants de vos enfants seront fiers d’être votre descendance.

  8. Gagarine dit :

    @Bassomba. Au lycée d’état de l’Estuaire tu n’étais pas comme ça…. Pourquoi tu es devenu comme ça, flatteur et égoïste ?

  9. Barbe dit :

    Tout ce ceci n’est que du blabla, il nous manque des courageux dans le pays pour faire un affront à ces imposteurs, je vous assure si y a affront, la solution sera trouvé. Nos lideurs ont peur des affronts. C’est la seule solution actuellement de résoudre le problème du Gabon

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