Les raisons officielles n’ayant pas été communiquées jusque-là, le Rassemblement héritage & modernité (RHM) considère l’arrestation de Firmain Ollo Obiang et de ses trois compagnons de l’Union nationale (UN) comme la poursuite de «la chasse aux sorcières» lancée par le pouvoir contre des militants de l’opposition dite radicale.

Les quatre jeunes leaders de l’opposition arrêtés. © D.R.

 

Alors que leurs familles biologiques et politiques sont sans nouvelles d’eux depuis trois jours, l’arrestation de Firmain Ollo Obiang, Ballack Obame, Mathurin Ovono et Guy Godel Madama n’a pas cessé d’alimenter les craintes et les critiques, particulièrement au sein l’aile dure de l’opposition gabonaise. A l’instar du parti Pour le changement (PLC) l’ayant assimilée à un «enlèvement», l’interpellation du coordonnateur national du Mouvement des jeunes de l’UN et celle de ses trois compagnons apparaît pour RHM comme un acte faisant partie des «manigances orchestrées par les tenants du pouvoir», pour tenter de museler l’opposition.

Pour Faustin Laurent Bilie Bi Essone, secrétaire général du RHM, cette «arrestation [intervenue] en dehors de tout cadre légal» est à mettre au compte de «la chasse aux sorcières engagée sous couvert d’atteinte à la sûreté de l’Etat par le pouvoir en place, qui cherche par tous les moyens d’une part, à restreindre davantage les libertés fondamentales et d’autres part, à justifier son acharnement contre ceux qui s’opposent à ses dérives autoritaires».

L’arrestation, le 21 janvier, par la PJ des quatre jeunes leaders de l’opposition, dont les raisons n’ont pas été officialisées jusque-là, vise un objectif précis selon le parti d’Alexandre Barro Chambrier, qui accuse les autorités gabonaises : «créer un climat de terreur, entretenir la confusion en vue de parvenir à leurs fins et se maintenir coûte que coûte aux commandes de l’Etat». RHM ne manque pas d’exiger, comme d’autres, la «libération immédiate et sans condition» de Firmain Ollo et ses compagnons, dont le lieu de détention est lui aussi tenu secret par les autorités.

 
 

3 Commentaire

  1. METT dit :

    C’EST LE SEUL MOMENT OU IL Y A UN ETAT DITE DE DROIT, QUAND IL FAUT ARRETER LES CITOYENS SANS MOTIFS REELS
    VIVE LE PEUPLE MALTRAITER DU GABON PAR DES ETRANGERS AU POUVOIR, QUI NE RECULENT DEVANT RIEN

  2. On va ou avec ce comportement, Seigneur?

  3. A TARE NZAME, fais ta volonté, ENGONGOL

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