Les scandales politico-financiers enregistrés ces dernières semaines au Gabon démontreraient, selon l’Union des syndicats de l’administration publique parapublique et privée (Usap), que le pays dispose encore des ressources financières colossales pour satisfaire la demande sociale.

Le président de l’Usap, Fridolin Mve Messa entouré de ses camarades. © Gabonreview

 

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«Notre pays dispose de suffisamment de ressources pour satisfaire la demande sociale !» Telle est la conviction assumée de l’Union des syndicats de l’administration publique parapublique et privée (Usap). Celle-ci se fonde sur les prouesses réalisées en termes de «détournement de fonds publics» et «blanchiment de capitaux», par certains hauts cadres d’entreprises et hauts fonctionnaires, épinglés dans le cadre de l’opération Scorpion en cours.

Dépités par ces scandales financiers qui écornent l’image du Gabon, les membres de l’Usap ont rejeté, le 6 décembre 2019, le maintien des mesures d’austérité prises par le gouvernement sous le prétexte de lutter contre la crise économique. Selon cette plateforme syndicale, les milliards siphonnés par la délinquance en col blanc montrent à suffisance que l’État a de quoi satisfaire largement la demande sociale. Si ces mesures ne sont levées, cette «posture égocentrique et abrasive» du gouvernement engendrerait dès janvier 2020 des contestations dans tous les secteurs d’activités et mettrait à mal la paix et la cohésion sociale.

«Pendant que les populations peinent à se rendre à l’intérieur du pays ou à leur lieu de travail, du fait des voies de communication en piteux état, un petit groupe d’amis s’accapare frauduleusement d’importantes ressources financières pouvant servir au développement du pays, à la construction des infrastructures, à l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations», a regretté le président de l’Usap, Fridolin Mve Messa.

Ce dernier exige la levée immédiate et sans condition de toutes les mesures d’austérité décidées depuis 2015 et qui «affectent fortement les travailleurs et leurs familles». Par ailleurs, l’Usap exige à compter de janvier 2020, le redémarrage de la régularisation des situations administratives (recrutement, intégration, titularisation, avancement, reclassement) ; l’organisation des concours professionnels ; le paiement des rappels solde ; l’ouverture des négociations salariales en entreprise ; le blocage du prix du carburant à la pompe et l’arrimage de la pension retraite au nouveau système de rémunération. «Ce n’est pas exagéré que de demander ces améliorations. Aujourd’hui, l’heure est à la reprise, le plan de relance de l’économie étant presque arrivé à son terme, les travailleurs peuvent exiger leur part pour l’effort et les sacrifices consentis», a conclu Fridolin Mve Messa.

 
 

1 Commentaire

  1. tsakidi dit :

    Merci pour ce rappel , nous sommes un peuple special . Tous les signaux sont au rouge et nous continuons à nous faire berner par les cinéastes du pouvoir.
    En janvier 2020 devons être déterminés a revendiquer ( en bloquant tout ).
    Disons tous non , non

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