Pour aider les femmes à s’autonomiser, l’institut Jolie Câlin et SNADE ont lancé ce 11 juin la deuxième édition des “sessions de formations en coiffure”.

Les officiels dont Sonia Avome lors de la conférence de presse. © Gabonreview

 

L’autonomisation des femmes continue d’être au centre des préoccupations au Gabon. Considérant l’indépendance économique comme un facteur essentiel cette autonomisation, certaines comme Sonia Avome, en ont fait leur cheval de bataille. Esthéticienne-visagiste, elle organise depuis 2018 des sessions de formations en coiffure pour permettre aux femmes d’avoir un métier. A l’occasion d’une conférence de presse, le 10 juin, elle a annoncé la deuxième édition des sessions qui démarrent ce 11 juin. «En qualité de professionnelle de la beauté, j’ai voulu permettre aux jeunes femmes de s’autonomiser à travers les métiers de l’art», a-t-elle déclaré.

Définissant la femme comme un être fragile et sensible, Sonia Avome estime que du fait de cette fragilité, «elle a besoin parfois qu’on lui tende la main, qu’on l’oriente». L’idée : lui apprendre un métier. Si elle reconnaît qu’avoir de «grands diplômes universitaires» est nécessaire, elle assure que ce n’est pas synonyme de réussite et soutient qu’avoir un métier à l’issue d’une formation, est encore mieux. Notamment pour celles qui ont décroché ou qui veulent se reconvertir. «On peut réussir en apprenant un métier et en le maitrisant. La formation est indispensable», a déclaré Sonia Avome présentant la deuxième édition.

Selon elle, les participantes, soit une vingtaine d’inscrites, en plus de la coiffure, seront formées en gestion d’entreprise pour la tenue de leurs affaires, en développement personnel pour les motiver, et en développement de projets pour les aider à matérialiser leurs idées. «Lorsqu’on engage une activité et qu’on ne connaît pas les différents contours, on court le risque de ne pas prospérer», a estimé Sonia Avome annonçant comme invité spécial, Awa Nado Sarr. Coiffeuse émérite, gérante et propriétaire d’un salon de renom à Dakar, elle a été membre du jury de la troisième édition de Coiffure Kitoko, un programme du groupe A+.

Pour cette deuxième édition dont les formations dureront trois mois, les participantes iront en stage pratiques dans les salons partenaires de l’événement. Au terme, elles recevront toutes des attestations de formation, des kits de coiffure avec à la clé, un salon de coiffure pour les 4 meilleures. Si la promotrice reçoit depuis la première édition, de l’aide de certains comme Emilienne Mbadinga par ailleurs marraine de la deuxième édition, elle souhaite avoir un peu plus de soutien. Elle voit en la coiffure et les métiers de la beauté, une alternative dans la lutte contre le chômage mais accorde un intérêt particulier à la formation qui, croit-elle savoir, permettra aux unes de se démarquer.

Dans cette optique, Emilienne Mbadinga invite les inscrites à s’appliquer pour «acquérir les connaissances pratiques qui leur permettront de s’affirmer ».

 
 

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