Accusé d’avoir négocié au prix bas le coût du vol des Panthères à destination de Juba, où elles doivent affronter le Soudan du Sud, le Fonds national pour le développement du sport (FNDS) a livré sa part de vérité.

L’administrateur du FNDS, Igor Simard. © investirgabon.com

 

Après la décision de la sélection nationale de ne pas s’embarquer à bord de l’avion affrété par le ministère des Sports, pour le déplacement des Panthères à Juba, le Fonds national pour le développement du sport (FNDS) révèle avoir fait procéder à une inspection technique de l’aéronef concerné, le 14 octobre. Un contrôle réalisé par l’Agence nationale de l’aviation civile (Anac) avec le concours du secrétaire général du ministère des Sports, le sélectionneur de l’équipe national et de l’administrateur du FNDS.

«Il ressort de l’inspection que l’aéronef répond aux critères internationaux de sécurité et aux commodités usuelles pour ce type de trajet», a déclaré l’administrateur du FNDS. Igor Simard s’est empressé de rappeler les faits autour de l’affrètement de l’avion à bord duquel Pierre-Emerick Aubameyang et ses coéquipiers ont refusé d’embarquer.

«Le ministère des Sports via le FNDS a procédé à une consultation restreinte pour affréter un avion dans les meilleures conditions de sécurité, de confort et de coût, dans le cadre du match retour Gabon-Soudan du Sud. Le résultat de cet appel d’offre a fait ressortir trois propositions. L’offre financière la plus intéressante a été retenue au montant de 62 millions de francs CFA dans la logique de bonne gestion, pour un Embraer EMB 145 d’une capacité de 50 pax, avec 38 passagers figurant sur la liste d’embarquement», a expliqué Igor Simard.

Pour l’administrateur du FNDS, «les joueurs ont estimé plus prudent de décliner le vol bien qu’ils n’aient jamais vu l’avion», car ils sont été «sciemment mal conseillés par certains membres du staff d’encadrement technique soucieux de négocier les affrètements à tous prix». Après l’intervention des plus hautes autorités, les Panthères ont finalement décollé de Libreville le 15 octobre à 6 heures, à bord d’«un aéronef de 140 passagers de la Camair au coût de 119 millions de francs CFA, proposé par la Fegafoot».

«Malgré ces inutiles et couteuses péripéties, le FNDS appelle à présent à une seule chose qui compte : la sérénité dans la tanière et invite les Gabonais à soutenir massivement son équipe nationale», a déclaré Igor Simard. Par ailleurs, dans la logique de la transparence et pour édifier l’opinion nationale, le FNDS a annoncé qu’il rendra public d’ici la fin du mois, «les crédits accordés à la Fegafoot».

 
 

5 Commentaires

  1. Le maréchalat du Roi Dieu dit :

    C’est tout ???

  2. FOUTAISE dit :

    Nous le savions déjà que notre pays vit dans un trou sans fond, sauf que nous ne savons pas toujours le diamètre de ce trou.

    Nous le savions depuis longtemps que la force attractive de cette bulle Gabon au fond de ce trou s’appelle la famille Bongo et Asselé.

    Kiéééé, même quand tout fait semblant de marcher, il faut toujours, encore et toujours qu’un membre de cette pourrie famille vienne encore mettre du sien. La vache, quelle est cette galère de subir à vit une bande de zinzin qui ne recule devant rien, même la vie des autres.

    vraiment dommage pour le Gabon, même des petits comme Igor Simar apporte leur part de foutaise dans les affaires du pays.

    Ali se détruit vraiment de l’intérieur de sa famille.

  3. MINKO MINDONG SAMUEL dit :

    Tous les Gabonais sont derrière les panthères pour que le Gabon joue la CAN en 2019 au Cameroun.

    Des sommes faramineuses sont débloquées pour le foot-ball qui n’a plus ramené de médailles au Gabon depuis longtemps.
    Quelle vision du sport gabonais avons-nous?
    Le dernier séminaire sur le développement du sport tenu au Cap Estérias a pourtant accouché de quelques éléments qui peuvent constituer des paramètres permettant au pays d’avoir une vision prospective , performante et inclusive du développement du sport national.

    Une analyse pragmatique montre que les dernières médailles récoltées par le Gabon viennent de sports individuels tels que le taekwondo, le judo ,etc.

    Question vitale pour le sport gabonais : POURQUOI LES AUTRES SPORTS NE SONT PAS FINANCES OU SI PEU PAR RAPPORT AU FOOT-BALL?

    Merci

    • BBTG dit :

      Mon frère, le séminaire du Cap-Estérias reste une plaisanterie tant que nos dirigeants et responsables fédéraux continuent à penser le sport par le haut.

      On développe le sport par le bas, donc la formation et l’encadrement des athlètes et de leurs formateurs, la structuration des clubs et autres associations sportives.

      Les 62 millions ou les 119 millions qu’on met dans les affrètements d’avion font largement le budget nécessaire à certains athlètes ou club pour apporter des résultats probants au pays : je parle des boxeurs, des taekwendoistes, karatékas, basketteurs, handballeurs, etc.

      Quelle est cette obsession que nos dirigeants ont pour le foot alors qu’il est toujours loin des attentes et prive d’autres disciplines de ressources? Le national foot à lui seul bénéficie de grosses subventions au détriment des autres alors que la majorité de ses clubs ont pour véritables propriétaires des hommes du pouvoir en place, largement engraissés à chaque éléctions dans ce pays.

      Pourquoi ça? Il n’y a pas d’infrastructures pour la pratique du sport populaire. Il y a des quartiers entiers de libreville voire du Gabon où il est impossible de pratiquer une quelconque activité sportive en toute sécurité ou sans déranger le voisinnage? Ils ont mal exploité l’espace de l’ancien Complexe de nzeng-ayong pour faire des plateaux sportifs pleins de sable.

      Ils n’ont toujours pas fini les travaux de l’Omnisport alors que les plateaux sportifs de ce stade ont vu de nombreux talents du sport national y faire leur premier pas. Où va t-on?

      La CentreAfrique est en conflit armé interne depuis des lustres, tout comme la RDC mais le sport fonctionne quand même mieux chez eux que chez nous qui sommes dans un pays dit de paix.

      Le mal profond c’est qu’il y a trop de politiciens dans le sport gabonais, trop de filous aux intentions malsaines, trop d’arrivistes, trop de menteurs, trop d’incapables, trop d’incompétents, trop d’ingrats et très peu de politiques sportives claires, d’hommes ayant une vision et une passion saine du sport et surtout une ambition réelle au bénéfice de la nation.

  4. ponce Pilate dit :

    Bon la c’est du jettage.

    1- on sent que l’histoire de l’avion là c’est un faux problème, toi même tu connais pourquoi le frangin a barré.

    2- Prend BBN, PAM,… Prend même CAM si tu veux, prenez un godet et accordez vos violons.

    3- Invitez le frangin PEA a prendre un godet avec vous tous ensemble et parlez lui d’un seule voix.

    4- Tenez vos engagements.

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