Dans un post publié sur sa page Facebook et paru dans l’hebdomadaire L’Aube du 4 mars 2019, le président du Rassemblement Héritage et Modernité (RHM), Alexandre Barro Chambrier, s’en prend à Julien Nkoghe Bekale. Ce dernier avait affirmé qu’il n’existe aucun prisonnier politique dans le pays.

Alexandre Barro Chambrier lors de l’une de ses causeries politiques dans le 3e arrondissement de Libreville (Archive). © Gabonreview

 

Les propos du Premier ministre sur «les prisonniers politiques», lors de sa Déclaration de politique générale, passent mal. Interpellé par le président du groupe Les Démocrates à l’Assemblée nationale, Séraphin Akure-Davain , sur la nécessité de libérer, sans conditions, les opposants incarcérés à la prison centrale de Libreville, Julien Nkoghe Bekale avait soutenu qu’«au Gabon, nous n’avons pas de détenus politiques».

Alexandre Barro Chambrier n’a pas du tout apprécié cette sortie qu’il qualifie de cynique et démagogique. «Je regrette que les propos du Premier ministre aient manqué de consistance du fait de la négation de l’existence des prisonniers politiques», a-t-il dit. Pour lui, «le discours démagogique, cynique de Julien Nkoghé Bekale ne trompe personne, et prouve, s’il en était besoin, qu’il n’est qu’un pion de plus au service d’un système maléfique pour notre pays pour lequel la responsabilité nous incombe de le combattre jusqu’à son terme».

Le président du RHM a rappelé au Premier ministre les noms de quelques détenus qui de son avis sont incarcérés pour des motifs politiques. «Voilà maintenant près de deux ans, voire plus, que Bertrand Zibi-Abeghe, Landry Amiang Washington, Pascal Oyougou, Frédéric Massavala … sont détenus pour des motifs politiques à la prison centrale de Libreville. Ils se voient ainsi privés arbitrairement de la chaleur de leurs familles et de tous leurs droits, sans justification aucune, sans jugement», a-t-il indiqué.

L’opposant met également en relief le cas des détenus de droit commun, parfois proches de l’actuel Premier ministre, qui «sont détenus sans jugement alors que d’autres, véritables grands bandits de grand chemin continuent à couler des jours heureux».

Alexandre Barro Chambrier conseille plutôt au Premier ministre de créer les conditions de l’apaisement social. «Julien Nkoghé Bekale serait plus crédible en créant les conditions pour permettre le retour de nombreux frères et sœurs devenus, malgré eux, des exilés politiques du fait de l’incurie et du manque de sensibilité de ces gouvernements successifs».

 
 

8 Commentaires

  1. bill ngana dit :

    Capable ou non de gouverner, en tout cas, Ali Bongo n’est pas là. Reviendra-t-il dans une brève échéance occuper son fauteuil ? Nul ne le sait et surtout, pas moi. En annonçant que certains compatriotes réputés proches de Ping ou de l’opposition se retrouvent en prison pour des raisons qui ne sont pas politiques, le PM a vraiment surpris plus d’un. Par exemple, les circonstances de l’arrestation de Bertrand Zibi ne donnent pas à penser qu’il a été poursuivi à travers la ville par la PJ ou un autre service de répression du banditisme, pour des méfaits de braquage ou autre. Mais je trouve intéressant qu’à travers cette annonce, le PM donne des indications claires signifiant que la libération de ces compatriotes n’est pas à l’ordre du jour en ce moment. Puisque tel est son avis, ces compatriotes constitueraient donc une menace pour qui ? Je suis d’accord avec M. Barro sur un point : la décrispation aurait dû commencer – et il n’est pas encore trop tard pour cela – par la mise en liberté de ces proches de Ping.

    • Kabore Michel dit :

      C’est un mensonge d’État avec la complicité de la France et du Maroc. Ali Bongo est bien MORT depuis octobre 2016. Et moi qui suis burkinabé, je trouve que c’est belle gifle à la France et au Maroc qui ont toujours soutenus Ali Bongo,
      même à l’élection présidentielle de 2016. La France sait que c’est Jean Ping qui a gagné les élections présidentielles de 2016. Mais son candidat de toujours reste les Bongo. Elle va vous imposer désormais le fils d’Ali Bongo, si vous ne faites pas attention.

      La France n’a pas voulue tricher avec les Bongo en 2016, simplement parce que c’était supervisée par l’union européenne. Enfin, peuple gabonais, ouvre les yeux, cesse de te faire enculer par cette même France qui se FOUT éperdument de toi en tant que peuple. La France n’a pas d’amis en Afrique, mais que des intérêts… Comprenne qui voudra…

  2. rodrigo edou dit :

    au Gabon il n y a pas de prisonnier politique ,Mr Bertrand zibi n’est pas en prison pour des raisons politiques mais plutôt pour incitation a la violace lord de la dernière élection présidentielle du 27 août 2016 donc ,c’est tout a fait normale qu’il soit poursuivit par la justice et non le président de la république comme l’insinue ces détracteurs qui ne réussiront jamais à le déstabiliser,le Gabon est un pays souverain ni la France ni le Maroc,ni aucun autre pays ne décide quoi que se soit dans notre pays nous avons institutions fortes donc passer a autre chose si vous n’avez plus de vrai propositions a proposer au gabonais au lieu de nous distraire

  3. romuald dit :

    bjr merci mr kabore pour le commentaire esperons

  4. Ceux qui disent qu’au GABON il n y pas de prisonniers politique: Un proverbe dit: Si tu monte sur une échelle, ne te moque pas de ceux que tu dépasse la taille. Le jour que tu descendra tu retrouveras les mêmes. C’est facile de donner son opinion quand la maison du voisin brule. Un autre proverbe dit: Si tu n’a pas encore traversé la rivière, ne te moque pas de celui qui se noie.

  5. la fille rebelle dit :

    LE PROBLÈME DU GABON CE SONT LES GABONAIS. DES BOUFFONS QUI SE FONT MANIPULES PAR DES CANCRES. BARRO FAIT PARTIE DU MAL DU GABON SON CONNARD PÈRE EST ALLÉ PRENDRE SES 100 MILLIONS A L’ASSEMBLÉE NATIONALE ET LUI MEME A PARTICIPE AUX LÉGISLATIVES DU SANG. IL FAUT TOUS LES ENFERMES A SANS FAMILLE….

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