L’ex-vice-premier ministre et ancien candidat à la présidentielle d’août 2016 est l’auteur, sur sa page Facebook, de posts aussi surprenants qu’inquiétants depuis quelque temps. Certains n’hésitent plus à s’interroger sur sa santé mentale.

Bruno Ben Moubamba, ex-vice-Premier ministre, président de l’ACR. © D.R.

 

Bruno Ben Moubamba va-t-il bien ? Dispose-t-il de toutes ses facultés mentales ? Est-il en mission commandée contre les collaborateurs d’Ali Bongo, et particulièrement contre les membres de l’Association des jeunes émergents volontaires (Ajev) aux affaires ? Depuis l’annonce, en janvier dernier, de l’arrêt de son «alliance objective» avec le président de la République, l’ex-vice-premier ministre se décharge littéralement sur les réseaux sociaux. La violence des propos tenus sur sa page Facebook, ces dernières semaines, surprend au même titre qu’elle suscite quelques craintes au sein de l’opinion.

Injurieux ! Bruno Ben Moubamba l’est devenu au grand dam de l’image d’homme politique avisé et pacifique qu’il renvoyait aux yeux de ses soutiens et compagnons de l’opposition. Du nom «démons» affublé à tous les collaborateurs d’Ali Bongo, dont Brice Lacruche Alihanga lui-même perçu comme «la pègre marseillaise», à «guenon bantoue» pour parler de Karine Arissani, ce vendredi 22 février, les propos du président de l’Alliance pour le changement et le renouveau (ACR) au sujet des autorités gabonaises se situent désormais en deçà de ses véritables compétences. Certains le soupçonnent d’être «aigri», donc de se venger de ne pas avoir été reconduit au gouvernement, après avoir été «lâché» par son partenaire supposé Ali Bongo, lors des dernières élections législatives et locales.

 Menaçant ! L’ancien candidat à la présidentielle d’août 2016 l’est aussi devenu au fil des publications sur les réseaux sociaux, jusqu’à celle du 20 février dans laquelle il appelle les Batéké à «tuer» le directeur de cabinet d’Ali Bongo, qu’il accuse de jouer avec l’esprit du chef de l’État depuis le début de ses ennuis de santé.  Et si certains doutaient encore qu’il soit le véritable auteur de ce post qui a fait réagir, y compris dans la classe politique, le leader de l’ACR n’a pas manqué d’assumer, disant attendre sa convocation au tribunal. «Ne me faites pas rire … Je ne parlerai qu’en présence d’Ali Bongo», rétorque-t-il.

Bruno Ben Moubamba aurait-il perdu la tête ? Serait-il frappé d’instabilité mentale au point de faire de telles publications sur les réseaux sociaux ? Alors que l’opinion s’interroge et s’inquiète de l’état de ses facultés mentales, l’opposant répond, un brin ironique : «Un philosophe ne peut qu’être fou. Et cela, depuis l’aube du monde.»

 
 

8 Commentaires

  1. Martine dit :

    Il a une calvitie qui doit le rendre malade au niveau de la tête. Plus es années passent, plus il devient fou à lier. Sauvé qui peut !!!

  2. Hugo dit :

    Pour quelqu’un qui voulait devenir curé, c’est bizarre… Il faut qu’il SOUT exorciser par un prêtre. Il devient fou. A Ntare Nzame !

  3. Léon Nkogue dit :

    Le manque de cheveux peut causer des maladies mentales. Pitié ! Qu’il retourne en France se faire soigner. Akié ! Pavre BBM !!!

  4. Mboung dit :

    Résumons Ns (si c’est encore possible?): brice est maintenant détesté par 1 (bonne) partie des faquins. etienne et ali le tt petit sont mm fâchés et refusent de démissionner. emmanuel est expulsé de la caravane mais tente de faire abana de force par l’incruste. et beaucoup attendent la réaction du frédo enferré dans les coups d’état éclairs le bongo Circus est (presque) rigolo à observer mais assurément nauséeux et inquiétant. Le signe indiscutable que chez les séides la fraternité règne !

  5. bill ngana dit :

    Qu’est-ce qui vous surprend dans le comportement de cet éminent docteur en sciences politiques, qui applique simplement les règles les plus élémentaires de cette discipline ? Des règles simples qui ont permis à d’éminentes personnalités à travers le monde, de dorer et redorer leur carcasse politique ? Vous souvenez-vous encore d’un certain Georges Marchais en France, imité plus tard par un certain Jean-Marie Lepen, lui-même singé par… Donald Trump l’Américain ? En politique, ce sont ceux qui ne provoquent pas qui disparaissent simplement. Pour ne pas disparaître, faites tout ce que vous voudrez, quitte à devenir odieux, insultant, etc., tout ce que vous voudrez, on se rappellera toujours de vous : qui ne le fait pas, mourra en politique à petit feu. Suivez mon regard. Au Gabon, outre Ben Moubamba, le président Ali lui-même use abondamment de cette règle d’or…

  6. Julien dit :

    BBM, toi qui aimes la transparence, peux-tu nous dire combien tu gagnais par mois comme vice premier ministre ? La critique Est aisée mais…

  7. Le reveil dit :

    Gabonreview aussi parfois J’suis un peu perdu par vos analyses enfin. ..sauf si le mieux est plutôt de se demander si la personne est folle. ..En l’état actuelle des choses cela pourrait pourtant ne pas vous étonnez. ..mais…

  8. espoir dit :

    Il n’est pas fou il dit seulement ce que vous ne voulez pas entendre: la verite.

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