Détenu depuis près de 3 ans à la prison centrale de Libreville, l’ancien député Bertrand Zibi, poursuivi pour détention illégale d’armes à feu, instigation aux actes ou manœuvres de nature à provoquer des troubles et manifestation contre l’autorité de l’État, comparaîtra le 2 juillet prochain. Une date fixée par le tribunal sur décision rendue le 19 juin.

L’ancien député Bertrand Zibi, ses coaccusés et son accusateur à la barre, le 22 mai 2019. © Gabonreview

 

Après plusieurs reports, la comparution de Bertrand Zibi pour les motifs de détention illégale d’armes à feu, instigation aux actes ou manœuvres de nature à provoquer des troubles et manifestation contre l’autorité de l’État, vient enfin d’être programmée au 2 juillet par le tribunal sur décision rendue le 19 juillet.

Par cette décision, le parquet s’est prononcé sur les exceptions soulevées le 22 mai par Jean Paul Moumbembe, l’un de ses conseils de Bertrand Zibi, afin de solliciter la nullité de la procédure de comparution de son client devant le juge d’instructions.

Après examen, le tribunal a rejeté la requête de l’avocat, estimant que la comparution de Bertrand Zibi avait été bien menée par le doyen des juges. Par la même occasion, il a renvoyé les parties au procès à l’audience correctionnelle prévue le 2 juillet.

Une décision que Henry Michel Gey, un autre des conseils de Bertrand Zibi, accueille plutôt favorablement. «L’audience permettra enfin d’examiner l’affaire dans le fond, et nous avons hâte de plaider», a déclaré l’avocat. Détenu à la prison centrale de Libreville depuis le 31 août 2016, Bertrand Zibi aurait dû être libéré depuis plusieurs mois, estiment ses avocats selon lesquels la date de la détention préventive est largement dépassée.

Sa famille et certains opposants proches de Jean Ping qu’il a soutenu lors de l’élection présidentielle de 2016, continuent de penser que Bertrand Zibi paie jusque-là l’«acte héroïque» posé face à Ali Bongo, le 23 juillet 2016 à Minvoul, lors de la tournée républicaine du président de la République. L’ancien élu de Bolosoville avait démissionné publiquement du Parti démocratique gabonais (PDG) qu’il reprochait d’être devenu «un lieu d’intrigues, où ne régnait plus qu’un climat de mort». Cet affront n’avait pas plu.

 
 

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