Après 38 ans à la tête de la Cosyga, Martin Alini a laissé une organisation syndicale marquée par une guerre de chefs qui semble perdurer depuis près de 10 mois. En séjour à Libreville, le secrétaire général de l’Ostac a demandé aux autorités gabonaises de reconnaître Philipe Djoula dont l’élection avait été approuvée par les instances syndicales internationales.

Pour l’Ostac, Philipe Djoula (au micro), est le secrétaire général légal et légitime de la Cosyga. © Gabonreview

 

Le «désordre» qui perdure à la tête la Confédération syndicale gabonaise (Cosyga), depuis près de 10, va peut-être s’assécher d’ici peu. En séjour à Libreville, le secrétaire général de l’Organisation syndicale des travailleurs d’Afrique centrale (Ostac) a demandé aux autorités gabonaises de reconnaître Philipe Djoula dont l’élection avait été approuvée par les instances syndicales internationales.

Bien que Philipe Djoula ait été élu secrétaire général de la Confédération syndicale gabonaise (Cosyga), à janvier 2019, à l’issue d’un congrès ayant obtenu le blanc-seing des instances syndicales internationales, dont l’Organisation syndicale des travailleurs d’Afrique centrale (Ostac) est toujours contestée par son challenger Wenceslas Mba Nguéma qui n’avait pas pris part à ce congrès. Ce dernier organisera à son tour un congrès qui le désignera comme secrétariat général de la Cosyga. Toutefois, ce dernier n’est pas reconnu par les instances syndicales internationales. Ce bicéphalisme de fait a plongé la Cosyga dans une profonde léthargie depuis près de 10 mois.

En séjour à Libreville, dans le cadre d’une rencontre préparatoire du prochain congrès de l’Ostac qui aura lieu dans deux semaines à Brazzaville, au Congo, Sabin Kpokolo, secrétaire général de cette organisation a invité les autorités gabonaises à faire taire ces dissensions. «Les autorités gabonaises doivent respecter les conventions internationales des travailleurs. Notamment, les conventions 87, 98, 99 et 144 qui portent sur la protection des représentants des travailleurs, afin de mettre fin à la tendance qui se profile à l’horizon, quant à la division de la Cosyga», a-t-il déclaré.

«Que les autorités gabonaises ne se prêtent pas à ce jeu», a-t-il ajouté, disant avoir écrit aux représentations de la Confédération syndicale internationale (CSI), aussi bien africaine que mondiale, «pour qu’elles reconnaissent uniquement le bureau de Philipe Djoula». «La légitimité a des règles tout comme la légalité aussi a des règles. Au vu de ces différentes conventions, de ces instruments internationaux, nous avons pu organiser l’élection de la Cosyga. Nous avons mis en place un bureau légal, légitime. Ce bureau est censé conduire pour le mandat en cours, la destinée de la Cosyga», a-t-il dit, invitant Wenceslas Mba Nguéma et ses soutiens à créer leur organisation syndicale.  Cela permettrait, a-t-il fait savoir, de rétablir la quiétude au sein de cette structure dont le rôle est de défendre les intérêts des travailleurs.

Les soutiens de Philipe Djoula dont Dieudonné Koumba Koumba, confédéral administratif de la Cosyga, se sont réjouis de la venue de Sabin Kpokolo. «Le congrès n’a sorti qu’un seul candidat, un seul vainqueur : Philipe Djoula. Et nous avons mis en place le bureau exécutif qui fonctionne actuellement et normalement».

 
 

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