Le ministre des Forêts espère gagner du terrain en 2020, dans la bataille qu’il mène contre la coupe illégale du bois. «Nous sommes en train de mettre en place un processus qui permettra de se débarrasser de la plupart des coupes illégales d’ici la fin de l’année 2020», a récemment promis Lee White.

Le ministre des Eaux et forêts, Lee White. © Com. gouvernementale

 

Déterminé à réduire drastiquement les pratiques d’exploitation illégale et de corruption dans le secteur bois, le ministre des Forêts pense y arriver durant l’année en cours. «Nous sommes en train de mettre en place un processus qui permettra de se débarrasser de la plupart des coupes illégales d’ici la fin de l’année 2020», a récemment promis Lee White à mongabay.com, un site web spécialisé dans les nouvelles sur les sciences de l’environnement, l’énergie et la conception écologique.

En 2019, le gouvernement a mené une enquête ayant conduit à la saisie d’environ 10 000 m3 de bois illégal au port d’Owendo. Cette vaste opération a été suivie de «l’adoption d’un nouveau Code pénal extrêmement sévère à l’égard de la corruption au sein du gouvernement, y compris des peines minimales de 10 ans de prison». Autant de mesures montrant la détermination du gouvernement à assainir le secteur forestier, a-t-il affirmé.

«C’est mon travail de faire en sorte que cela fonctionne. Mon prédécesseur et le vice-président du Gabon ont été licenciés en mai 2019 parce qu’ils n’ont pas fait en sorte que cela fonctionne», a rappelé Lee White, soulignant que la lutte contre la coupe illégale du bois passe nécessairement par le contrôle des ports. «En contrôlant les ports, nous n’autoriserons aucun bois à sortir du port à moins que les compagnies de bois puissent prouver d’où il vient et qu’il était légal. Cela a ralenti toutes ces exportations illégales», a affirmé le ministre des Forêts.

Selon Lee White, l’ONG Environnemental Investigation Agency (EIA) mènera prochainement un audit au Gabon, pour mesurer les progrès du pays en matière de lutte contre la coupe illégale du bois. «EIA reviendra pour nous auditer et voir ce que nous avons réalisé», a déclaré le ministre des Forêts. Spécialisée dans la gestion durable des forêts, l’ONG américaine a joué un rôle clé dans la condamnation de la société Wan Chuan Timber SARL (WCTS). Sur la base d’une vidéo publiée par EIA, la justice gabonaise a reconnu la société chinoise coupable d’exploitation forestière illégale à Makokou.

 
 

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