Les mesures gouvernementales corsant les conditions d’attribution des bourses d’étude aux étudiants gabonais continuent de faire des vagues. L’Union nationale des étudiants du Gabon (Uneg) s’est prononcée, indiquant qu’il s’agit d’«une énième tentative du gouvernement à tuer notre système éducatif».

L’Uneg «se réserve le droit d’engager des actions pour dénoncer et contrer la volonté étatique» de corser les conditions d’attribution des bourses d’étude aux étudiants. © D.R.

 

L’annonce du projet de décret visant à limiter l’attribution des bourses aux étudiants gabonais n’a pas encore fini de produire surprises et mécontentements. Consécutif à une éventuelle modification du décret 404 portant attribution des bourses, l’Uneg, déclare dans un communiqué publié le 1er avril «prendre acte de la modification du décret susmentionné».

Le mouvement estudiantin dit se rendre compte de ce que «les agissements des gouvernants ne vont pas dans le sens de l’amélioration de la condition de l’étudiant». «Après la hausse des droits universitaires, mesure qui tend à la paupérisation de l’étudiant, voilà que l’exécutif prend une autre décision qui n’aidera pas le système éducatif de notre pays», a dénoncé le Secrétaire général de cette association, Freddy Verlin Mengome Mintsa.

Pour la structure estudiantine, «cette énième décision aura pour effet majeur l’exclusion de plusieurs étudiants qui arrivaient à poursuivre leurs études grâce à cette allocation d’études». Au regard de la situation, l’Uneg se réserve le droit d’engager des actions pour dénoncer et contrer cette volonté étatique. «En attendant d’avoir tous les éléments du dossier, une conférence de presse sera organisée dans les tous prochains jours», ont indiqué les responsables de l’Uneg.

Ce sera l’occasion, pour ce mouvement, d’indiquer la procédure à suivre face à ce qu’il considère comme une «énième tentative du gouvernement à tuer notre système éducatif, qui au départ est déjà en lambeaux». Et l’organisation de lancer un appel à l’unité de tous étudiants.

Pour rappel, à l’issue du Conseil des ministres du 29 mars dernier, le gouvernement, prétextant des «évolutions économiques actuelles», a annoncé la revue des conditions d’attribution des bourses d’études, excluant les demandeurs âgés de plus de 19 ans et ceux n’ayant pas 12 de moyenne.

 
 

3 Commentaires

  1. Eternité dit :

    Le gouvernement ne veut pas ruer le système educatif gabonais, il veut empêcher les “enfants et la jeunesse” des quartiers sous intégrés d’accéder au savoir et permettre à leurs progénitures, de continuer a dominer les autres gabonais !!!

    Le savoir = connaissance
    connaissance = révolution..
    L’Ajev et les PDGistes ne le permettront jamais de voir le plus grand nombre instruit..il en va du maintien de leurs avantages.

  2. Lavue dit :

    Je suis content d’apprendre qu’il y a des actions en vue. Ce gouvernement qui est incapable de faire juger les présumés détourneurs des deniers publics, de saisir les immenses sommes volées à l’Etat au Gabon comme en France et les reverser au Trésor tente des mesures irréfléchies de “charme” face au FMI pour pouvoir encaisser quelques 55 Milliards de FCFA de prêts. Dans cette enveloppe il ne fait aucun doute qu’une bonne partie se perdra dans les détourenments officiellement “autorisés” des détenteurs véritables du pouvoir. C’est ça qui les intéresse au premier chef. Cet endettement qu’on a du mal à comprendre au regard de l’important budget de ce petit pays en rapport avec sa très faible population. On refuse de toucher aux vraies cause du problème à la racine. On fait de la “politique”, synonyme sous les tropiques (au Gabon en particulier)de connerie, de petits calculs, de tromperie du peuple. Il n’ y a rien d’étonnant quand on se fiche de l’opinion du peuple en confiant à des repris de justice impliqués dans des détournements et à des pseudo-gabonais originaires des pays dont
    pauvreté est de notoriété la Direction du Cabinet du Président de la République. A quoi devrait-on s’attendre, quel signale envoie-ton aux autres membres de l’équipe gouvernementale? Les élèves et étudiants ne doivent pas être instrumentalisés, ils ne doivent pas se laisser faire. La situation économique lamentable du pays résulte des turpitudes de ce gouvernement composées de personnes moralement infréquentables, faiblement expérimentées et peu qualifiées pour les postes qu’elles occupent. C’est pas de la méchanceté gratuite, il s’agit d’un ressenti réel de la population. Le PDG et maintenant AJEV sont des repaires de beaucoup d’incompétents qui voient dans ces cercles le raccourci pour accéder à la gestion de la chose publique. Une fois qu’on en fait partie on se tait, on devient complice. C’est dommage qu’il n’y ait pas un seul membre du gouvernement qui se soit indigné publiquement face à cette mesure. C’est ça aussi être responsable. Non c’est pas possible, ils ont peur de perdre leurs petits avantages au détriment de l’avenir de leurs nombreux, neveux, nièces, cousins, petit-frères, frères et sœurs pour qui l’éducation est la seule voie d’un avenir meilleur.
    Pitié pour ces gens.

    Courage à vous parents, élèves et étudiants, syndicats pour faire échec à cette entreprise destructrice et qui va à l’encontre du développement humain de notre cher pays.
    Vive le Gabon.

  3. jo wify dit :

    Pourquoi dans la continuité de la vente ds fascicules à l’université,les étudiants ne se lèvent pas pour dénoncer ces professeurs véreux et inhumains?

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